9(1
I.IÎS MENDIANTS.
VU.
t maintenant, lecteur , adieu ! — Mon écritoireEst à peu près a sec ; et d’ailleurs je suis las.Lorsque j’ai commencé cette trop longue histoirey/ De gueux et de truands , — j’axais au coeur , hélas !Comme une chaste fleur , et j’y sentais écloreJfe Tout le suave amour de Pétrarque pour Laure ; —J’aimais , comme un enfant, avec simplicité !y Pour te plaire , ô lecteur , mon cœur a tout quitté.
^ Durant un mois entier , par un effort sublime ,ç v Sur ces vers raboteux j’ai promené la lime ;
S’ils te semblent mauvais , jette-les de côté,
Mais contre moi, vraiment, ne sois pas irrité :
Je suis peut-être, ami! leur première victime.
J’irai demain , revoii ma charmante beauté :
Demain ? — Ah ! j’ai dans l’âme une terreur mortelle, —
Quand je la salûrai, me reconnaîtra-t-elle?...
I>.-A. Berthaud.