LE BOURREAU.
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«•(■■liions a quoi nous en tenir au juste sur ce mot, puisqu’il nous est défendu dee H)ployer, puisque nous pouvons, que dis-je? nous devons appeler le bourreau,execu teur des hautes œuvres.
I ^ atbs ( iuand les rois étaient légitimes, le bourreau, dit-on, était légitime aussi,^oit success ' on était ' e iu ême pour tous. On criait aussi. Le bourreau estVlv e le bourreau! et Samson 11 remplaçait Samson 1 er comme Louis XVI ^■«plaçait Louis XV . Maintenant la royauté de la Grève n’est pas plus absolue quepas” 0narClli ° t, Abdul |er ’ Elle a une charte, ou son cahier des charges ; elle n’existePar son propre droit, par la grâce de Dieu , mais par adjudication après sou-sion cachetée; elle est constitutionnelle. On lui impose comme condition, et elleni 6t dans ' e P ro 8 r amme, d’être honnête, d’avoir de bonnes mœurs, de ne fumer,1 e boire dans l’exercice de ses fonctions, de repasser le couperet, de tenir la ficelle® n bon état, de remplir le panier de son, de soigner les charpentes, de graisser lesvq. Ies > S’exécuter d’un seul coup. Elle est responsable. En retour de tant de de-fix' S> V0 ' C * SeS avan * a 8 es ■ e ^ e a la dépouille des suppliciés, elle a une liste civilee pour toute la durée de son règne, de plus elle a tant par tête, comme unaurateur... Elle a pour l’aider des ministres qui s’appellent valets, comme sona ' ntle a des valets qui s’appellent ministres. Elle a enfin mille autres prérogatives oule *°urs de bâton , qui font qu'elle est ambitionnée, recherchée, avec une concurrenceaim ent déshonorante pour l’humanité ', qui font que son titulaire a des envieux,leu leur pardonne ! et qui plus est des amis. La peste en aurait, dit La Fontaine,
1 e|, e avait un budget.
exécuteur travaille avec ses ministres, le matin, au point du jour, tant lestes oeuvres ressemblent aux basses œuvres, â ces travaux ignobles qui ne peuventJ faire que la nuit. 11 vient, je le répète, le matin, â la sourdine chercher la proie quea choisie, pour rassasier la justice, cette dernière idole aux sacrifices humains.
■ quand j’ai dit en commençant qu’il y avait moins d’horreur qu’on ne pensait dansSu jet horrible, je mentais, je vous trompais pour vous faire lire et frémir, pourn 0Us fôù'e connaître et maudire ce qui est la honte et le malheur de notre société,^existe un bourreau au dix-neuvième siècle!... Le bourreau n’est pas un mot his-^'•que, une g] ose d’archéologie, un objet d’antiquaire. C’est un nom et un êtreau jourd’hui, vivant en chair et en os, l’an 1840, en France , après deux révolutions,lantde sang versé, pour en verser encore ; c’est un homme qui est la pour tuer,le mot ; dont le métier est, je le répète, de tuer absolument comme le banditP 1 ofession, un meurtrier per fas, qui assassine entre un juge et un prêtre,
Pouret
est
Un salaire ; qui a beau mettre des procédés et des formes avec ses victimes,( l Ul a beau s’appeler exécuteur , fonctionnaire , magistrat, monsieur, qui n’en