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Tome troisieme.
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LE BOURREAU.

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à ) <iaiteur a plus d’une corde à son arc. Quand il ne travaille pas en ville, il vendQ'ieile des consultations, et des remèdes que le peuple appelle, dans son idiomeln ^ essi ‘> de la graisse de chrétien. Quand il ne coupe pas les cous, il remet lesj . 31 os démis ou brisés. Le bourreau est quelque peu médecin , comme les mé-s sont quelque peu bourreaux. S’il guérit parfois comme eux, ils tuent souvent^ me * U| - Le mélange des deux métiers s’explique,

e valet du bourreau est au maître ce que le chien de chasse est au chasseur. 11lui aiTate > Il ne tuc nl ne mange. Il doit préparer, mais non accomplir. C’estc lieU Ul ^ Iesse ' a machine, qui prête le bras au patient pour le faire monter il l’é-s err ° ’ ' e couche sur la planche, qui lui noue les courroies sur le dos, et luileup 0 C ° U ^ ans ' a l ,lne *'l c > mais l' a Unit sa tâche , elle s’arrête à la ficelle. L’exécu-Pour S0U * a * e ^ 101 ^ t * e l a décrocher. Ainsi toute la grosse besogne du supplice estp** e valet, c’est l’hnmme de peine de la guillotine. Aussi, est-il ordinairementv alei al * l ' < ^ Ue ’ ! ),US nlat ® r * e l ? Pl us machinal, pour ainsi dire, que le maître. Leel 6 bourreau est avant tout insolent, si l’on en croit le proverbe. Par son allureha I,la ' u rs, il croit pouvoir impunément se donner au Wauxhall, aux barrières,déc U 6 ? ,in où il a affaire au beau sexe, pour un garçon bouclier. C’est plusVa j® ul ' l’étal couvre l’échafaud. Enfin quand il est forcé de se faire connaître, le, a aussi son nom honnête et légal. Alors le valet s’appelle aide, comme le^ ri eau s’appelle exécuteur.

®Uc * re,n ' er bourreau que j’aie vu de ma vie, c’est le bourreau de Bourges . J’étaisv res 6 en ^ ant l° rsc l u ’ en 181G il vint a Vierzon , mon pays natal, marquer de pau-niariniers dont le crime, en ce temps de disette, était d’avoir eu faim jusqu’à

c °nd Un ^'^l'aod de blé qui emportait ailleurs les grains du Berri. Le fait de laPas aUlna l’ un de ces malheureux est assez étrange pour que je le consigne ici enPell ^ ran( l e route de Paris à Toulouse traverse la ville de Vierzon , et s’y ap-

ar rèt ,a I Ue ^ euve> C’ est dans la rue Neuve, en plein jour, que les mariniers affamésp a ren ^ e marc haud de blé. Or cette rue étant précisément la route, on lit de ces

q des voleurs de grand chemin, et, par un de ces affreux calembours

Com - Permet quelquefois l’esprit du Code pénal, ils furent jugés et condamnésl>l e des routiers de profession, et des malfaiteurs attitrés. Pour en revenir àsio!) 1111116 chargé d’exécuter la sentence, je me souviendrai toute ma vie de l’impres-f( ; e s < ' Ue i e reçus en l’apercevant. Je m’imaginai voirie Croque-Mitaine des contes deC 1 .^ l _ ,e j’avais lus la veille. Dès qu’il sortit de la prison avec les patients, je clier-l )0 t le Sl Scs mains n’avaient pas des griffes, si ses dents étaient ordinaires, sisesC(1 l e 11 Paient pas de sept lieues. Il fumait une pipe recourbée comme un S majus-e -H était gros et court, et par sa ligure disgracieuse et par la force de ses membreset | le ; a,t assez ses prédécesseurs du moyen-âge, qui inspiraient à la lois la terreur

e dégoût. Combien peu au contraire il ressemblait à ceux de ses confrères queJ a* vus do •

<j e Sa ue puis. 11 est vrai que c’était un bourreau de province. Au supplice, il donnajus f ersonne ) ü mit la main à la pâte, pour parler moins noblement; il l’y mitP e ine ° U C ° Ut ' e : l |re f > >1 opéra lui-même en manches de chemise,avec beaucoup de> s Uant à grosses gouttes, soufflant le feu, faisant rougir les fers, faisant tout.