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LE SEMINARISTE.
minariste fait sou examen de conscience dans une chambre commune qui est a P'pelée la salle des exercices. A midi l’on dine, le dîner, un peu plus confortable quele repas du matin, est assaisonné de lectures édifiantes, telles que le Parfait Moflè>Ie,la Vie des Saints. Après le dîner, récréation. La récréation des séminaristes est toutaussi bruyante que celle des collégiens. Le jeu de balles, les barres, sont en honneurau séminaire, ainsi que dans les maisons d’éducation de l’université. Dans la couidu séminaire, nos futurs ecclésiastiques se livrent franchement a tous les plaisirs del’adolescence. Là, ils ne sont pas obligés, comme dans les promenades qu’ils fou 1au dehors une fois chaque semaine, de garder une attitude digne et réservée.savent qu’ils sont chez eux, et ils s’abandonnent avec toute la pétulance et l’ardeurdu jeune âge au bonheur de jouer, de rire, de causer, de courir et de gambadertout il leur aise. Les uns retroussent, pour être plus agiles, les pans de leur soutanedans leur ceinture ; d’autres se dépouillent entièrement de la robe noire et font milletours et mille sauts gymnastiques. Il n’y a peut-être qu’un seul séminaire dans toute laFrance où il soit défendu de jouer, c’est celui de Saint-Sulpice a Paris . Dans tous le sautres, les jeux sont permis, et même recommandés aux élèves. Quelques supérieur 5mettent il la disposition des jeunes gens des jeux de billard, de dames, d’échecs-Les chefs des séminaires aiment en général que leurs élèves s’amusent gaiement etprennent de l’exercice. Ils craignent de les voir se former en groupes isolés et s’e°'tretenir mystérieusement dans les coins de la cour. Les amitiés particulières soi ' 1expressément défendues. Toutes les fois qu’on aperçoit deux ou trois jeunes g eIlSconverser ensemble trop assidûment, le maître surveillant a ordre de s’approche 1d’eux, de les inviter a se mêler a leurs autres camarades et de leur rappeler cettesentence qui figure dans le règlement de la maison: Nunquàmduo, raro so!u s -A deux heures, le son de la cloche avertit les séminaristes de cesser leurs jeux. L esilence succède aux cris bruyants. Les jeunes gens rajustent leurs habits et von*successivement à l etude et en classe. A six heures et un quart ils se rendent à l®salle des exercices pour réciter le chapelet et assister a la lecture spirituelle. A se P Eheures ils soupent et vont en récréation. A huit heures et demie ils font en conu 111111la prière du soir. Enfin a neuf heures on sonne le couvre-feu, et le séminariste '®dormir du sommeil du juste. Le lendemain ressemble a la veille, et ainsi des joU |! ’suivants.
Le silence le plus absolu est rigoureusement observé par les séminaristes a la d 1 ®pelle, a l’étude, en classe, au réfectoire, partout enfin et en tout temps, excepté damle lieu et à l’heure de la récréation. Depuis huit heures et demie du soir jusqu al1lendemain a midi et demi le séminariste ne doit ouvrir la bouche que pour prier oupour répondre aux interrogations de ses professeurs. Si deux élèves étaient surp r > 1 ’causant pendant la prière, pendant la lecture spirituelle ou pendant la durée de toutautre exercice, cette violation du silence serait un motif suffisant pour les faire exclut*a l’instant de la maison. Du jeudi au samedi saint le séminaire ressemble à un vastetombeau, à une demeure habitée par des ombres. Alors il est défendu de parler so 115quelque prétexte que ce soit, et l’on n’entend plus même ni cloche ni sonnette. C"petit coup sec frappé par le supérieur avec un petit coffret en bois appelé claqu 0 "