LE SEMINARISTE.
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Avertit les séminaristes quand ils doivent se lever, s’asseoir, ou passer dans telle outel| e salle. Au commencement de chaque année scolaire il y a une retraite de neuljours. Tout le temps que dure cette retraite est consacré a la prière et a la méditation.Le séminariste entend chaque jour deux sermons, fait deux visites au saint-sacrementel assiste à une longue série d’exercices pieux qui se succèdent presque sans înter-J u Pt'on depuis le matin jusqu’au soir. Cette retraite a pour objet de rallumer lajerveur des jeunes gens qui reviennent des vacances, de retremper leur foi et dees Préparer à l’observation de la règle pour le reste de l’année. Tous les mois il y aRenient une retraite, mais elle ne dure que deux jours. En général les séminaristes
confessent chaque semaine et communient une fois tous les quinze jours. On eurfe'sse a cet égard assez de liberté. Mais ils sont obligés d’aller s’entretenir avec leur«recteur deux fois par mois, et de lui exposer l’état de leur âme. Cet entretien, quiesl en quelque sorte une confession sentimentale, s’appelle direction Le directeuresl chargé de rectifier les idées, de raffermir la vocation de son pupille et de lui rap-P e| er que l’homme doit en tout temps être préparé a mourir saintement. A toute, eure du jour on répète aux séminaristes, h ces jeunes gens qui entrent a peine dansa vie , que la mort peut les frapper inopinément, et qu’il faut toujours etre prêt aParaître devant le tribunal de Dieu . Les salles d’étude, les dortoirs, le parloir, lere fectoire, les escaliers, sont tapissés d’images ou revêtus d’inscriptions qui com-'"''""feiit aux habitants du séminaire de veiller sans cesse sur eux-mêmes. Le semi-llar iste ne peut lever les yeux sans rencontrer ou les regards d un saint ou d un bonan Se q U i lui montre le cic |. ou j a belle et douloureuse figure du Christ attaché â saet °ix, ou jjj en encore j es traits sinistres d’un réprouvé qui se débat au milieu desllat »mes de l’enfer. De quelque côté qu’il se tourne, le séminariste est forcé d’aper-Cev °ir un passage solennel de l’Écriture tel que celui-ci : Memorare novissima tua,e * ln œ ternu m non peccabis; ou une sentence d’uu père de l’Église ainsi conçue . Vea,a s ° litndo, o sola beatitudo !
0n voit sur un des mu rs du séminaire d’Issy un large cadran en carton auprèsla mort se tient debout armée de sa faux. Le hideux squelette indique du doigtai 8uille qui es t arrêtée, et il semble prononcer cette effrayante inscription placéeP res que entre ses lèvres osseuses. « Dieu a compté tes jours, tu n’iras pas plus loin. »e «t-ctre devrait-on ne pas multiplier autant ces funèbres spectacles, et ménager<av antage les jeunes imaginations des séminaristes, qui pour laplupait ne sont< | Ue trop disposés a se laisser épouvanter par l’appréhension des terribles mystères
’fe l’éternité.
°utre les pratiques pieuses qui sont exigées pour tout le monde, chaque séminaristeau quelques dévotions en particulier. Chacun a un patron ou une patronne, un auge° U uu séraphin qu’il vénère et qu’il invoque â une certaine heure. Benoît a voue unCulte profond à la vierge Marie . Tous les jours à midi et demi, au lieu d’aller jouerV.f' ses camarades pendant la récréation, il se rend a la chapelle, et récite le eutI fi-ce de [ a Vierge. 11 tire avec précaution de la poche de sa soutane un genti P e 11Vre re tié en maroquin vert et doré sur tranche : il l’ouvre, se met en prières, et mise
11 Phisi
•eurs
reprises une gravure coloriée représentant la mère du Sauveur, tenant