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LA BOUQUETIERE.
^ nur gcou. Lii c ne savait rien et n’était riche que de sa jolie figure et de sa foi en Dieu .^ e Ue foi la rendait sage et courageuse. Le bon bourgeois, dont elle servait la femme,Se Prit pour elle d’un de ces vifs intérêts qui changent les rôles dans un ménage.*’ a Pauvre enfant eut peur, et un matin avant le jour, elle descendit dans la rueavec son petit paquet et (0 francs dans sa poche. Elle était libre, mais où irait-e '* e '■ Le jour la trouva appuyée contre la borne d’une fontaine où des femmes ar-maient des fleurs, et comme elle pleurait, ces femmes la questionnèrent. Et les
francsdeux
de la jeune fille passèrent dans l’achat d’un panier plat, d’une courroie et deans f 8( f uets de fleurs. — Elle fait le métier de bouquetière depuis trois ou quatrePair e " e res tée sage? je le crois, car je lui trouve un air décent que ses com-j’af ^ n '° nt ^* aS ' s est tenue longtemps près du pont des Arts, et c’est la quet iè r SU d ’ e " esa simple histoire.—Le dimanche est le jour le plus aimé desbouque-et es de troisième classe; ce jour-l'a, elles mettent la robe blanchie le samedi soir'a p. e ^ ass ® e I e lendemain matin ; ce jour-l'a elles se rendent hors des barrières ; puis,’eure où les lampions rouges et bleus s’allument, où les violons s’accordent, ellesleu en ^ eurs éventaires, et pénètrent dans les joyeuses salles de danse, en tenantt’o ^ ' >0lK I llels a ' a main et en criant d’une voix perçante : Pour un sou, fleurissez° s danseuses. C’est ainsi qu’elles achèvent de vendre les (leurs demi-fanées, qu’ellesachetées le matin et plus souvent la veille. Mais, pour avoir entrée dans uneIn guette, il faut qu’elles paient un droit, une espèce d’impôt au maître ; impôtriei^° rl ' 0nna 311 l^acUce ( l e ces pauvres filles, mais qui le réduit a presqueciét" * 6S * Km< l uet ’« res ( l e troisième classe n’ont aucun rapport avec la bonne so-lout ' C ° ex P*'1 ue * e f° n rU( f e et g ross ' er de la plupart d’entre elles. PresquePar e *- S ° n ^ eUneS ’ indé P ent1antes ; P res< î ue toutes tiennent de la caste bohémienner 1 insouciance, la hardiesse, et des mœurs aussi aventureuses que leurs courses ;“lue toutes, si elles pouvaient exprimer leurs pensées par des mots, diraient qu’ellesph'| ^ anS C6S deurs I 11 * se f ancn f d meurent sous leurs doigts plus de leçons de° so pbie que le savant n’en peut trouver dans ses livres.—Voyez-les errer de rue en^ e >de place en place, vivant au jour le jour, supportant la fatigue, le soleil, le vent,Pluie ! Questionnez-les: elles vous diront qu’elles sont bien pauvres, mais qu’ellesen t cette vie libre et sans cesse imprévue qui leur montre a chaque instant,s une forme nouvelle, les objets qu’elles ont sous les yeux.
'''OUs arriverons a laqualrième classe des bouquetières, si nous suivons ces malheu-s e S ° S P c, *f es filles qui, pour gagner quelques sous, courent pieds nus dans les bois ,Wh 56 " 1 sous les broussailles, écartent de leurs mains rouges de froid le gazona(j t ' )Ide de neige ou de rosée, y cherchent les violettes qui s’y cachent, puis, blottiesP'ed d’un arbre sans feuilles, formentleurs bouquets sous un pâle rayon du soleil de| e J les pleurent! elles s’aperçoivent que le nombre de ces bouquetsn’a pas atteintn ;; hill, -c commandé par leurs mères ou par les bouquetières de troisième classe.P ll^ s reco mmencent a courir, a chercher ; puis l’heure où il faut revenir se passe, etne | S rr l >l enne nt le chemin de Paris en tremblant d’être grondées et battues, ce qui(i > 8 ein pêcbe pas, tant qu’elles sont, dans les bois, de regarder sans cesse autour
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> car ee qu’elles craignent par-dessus tout, c’est, d’être ramassées, sous le cruel