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LES AGENTS D’AFFAIRES.
’auent d’affaires n’a jamais mis le pied dans mieécole de droit; il lient cependant cabinet de consul-tations. L’agent d’affaires remplace l’avoué, il ins-trumente a l’égal du nolaire; sans être banquier.
i;P il prête de l’argent, escompte des billets; il a un
comptoir, des commis, un caissier, de gros livres;c’est le factotum universel. Il est partout, il flaireune spéculation à vingt lieues à la ronde; il fait ven-
_ _ dre a bénéfice un hôtel qui menace ruine; il a sous
fa . 'main des placements avantageux, des nouvelles pourre hausser ou baisser la rente a volonté. C’est la providence des fds de bonnels °n, des fortunes embarrassées; c’est le conseil obligé des héritiers dont le pa-I tarde trop a mourir; pour une liquidation embrouillée, il n’a pas son pareil ;,,r u >i procès a intenter, pour un procès a défendre, personne ne le remplace: il enMontrerait a M e Chicaneau.
^n ne naît pas agent d’affaires, on le devient.ar rive souvent qu’un pauvre diable se trouvant trop ’a l’étroit dans sa province,
II
Part
'lans
s °udain pour Paris avec quelque beau projet de fortune en tête et cent éeuss °n gousset. U commence par être dupe et finit par être fripon.
es t dans les règles.
‘ - ne Saint-Ange — un des cent noms qu’il usurpe—se loge dans un apparte-nu commode, bien placé, au centre des affaires, non loin de la Bourse ; il ledo * ' eavec élégance, il achète quelques tableaux de rencontre, quelquesstatuelles.0 faux vases étrusques, de la porcelaine de Chine fabriquée a Limoges , un vieux< U U de l’année dernière; et l’on dit qu’il esl bnmmc de goût, qu’il est arlisle ■' ,1|a fait bie„.