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LUS AGKNTS !>’AKFAIUKS.
Dans son bureau, a l’endroit le plus apparent, le maître du logis place un cnoi' 11 "casier garni de carions, sur lesquels un commis trace en belle anglaise :
i\” I. —Affaires courantes.N" 2.— Lettres reçues.
!N° 5. — Réponses.
N To 1 .—Mines.
N" 5. — Canaux.
N” 6. —Chemins de fer.
N" 7. — Madame i.a duchesse de X... contre i.e prince de 1 ■ ■ •etc., etc., etc., etc.
Fussent-ils tous vides, du premier au dernier, ces carions n’en témoignent P aSmoins, par leur nombre, par leur ampleur, de l’importance et de l’activité J' 1cabinet 1 .
A dix heures, au moment de l’ouverture du cabinet, les clients encombrent 1 a "lichambre; un domestique les introduit discrètement l’un après l’autre.
M. Charles de Kerwel. C’est un beau jeune homme de vingt-cinq ans au plus,
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des plus terribles lions du boulevard de Gand , un écervelé qui aura un J 0 ’ 1160,000 livres de rente, mais qui pour le quart d’heure ne possède pas une oboh’M. Charles a fait des lettres de change et n’a pas payé a l’échéance, vu sa qualitélion. On le poursuit, les gardes du commerce l’attendent a la porte, il couchera r*soir a Clicliy... Mais non : M. de Saint-Ange est obligeant; pour une misère, l , ° l "une bagatelle, pour 200 pour 100, l’affaire s’arrange, M. de Kerwel est libre. R^" 1soit M. de Saint-Ange!
Madame Leroux, veuve d’un colonel d’artillerie, réclame depuis deux a nSliquidation d’une pension de mille écus. M. de Saint-Ange achète ses droits 500 f> • •et au bout d’un mois le titre est signé.a son profit.
Un gros marchand de la rue des Lombards veut vendre son fonds. Depuis vingt <" l 'jil met de la chicorée dans le café ; la maison de conliance a prospéré. M. Rid* 81se fait vieux, les affaires l’ennuient, il lui faut un successeur. Dix ans de ternir *’60,000 francs payables par douzièmes, voila ses conditions. Tout est conclu, l’ aC,eest passé. 5 pour 100 sur le vendeur—5 pour 100 sur l’acheteur—5 pour 100 ta"'légal — 5,000 francs d’un côté, 5,000 francs de l’autre, six mille balles ' dans 11sac de l’agent. A la première échéance, le successeur de M. Richard n’est p aS f "mesure, on fait protester, on fait saisir, il n’a rien, c’est un homme de paille0 llL
’ On racontait dernièrement devant moi qu’un iilou sciant introduit dans te cabinet de ill.de S*"Ange, et ayant furtivement glissé lainain dans le carton de madame la ducl.esse de X pour y surp*"''Ire quelque bonne créance, en retira .. deviner... une paire de meuchettes ! - Le voleur fut voit.
2 Style du métier.