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Tome troisieme.
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198 LES DÉVOUÉS.

ut; s’esl arrêté sur le front de ces vaillants travailleurs 1 La maison, au contraire, Jtoujours dormi avec plus de sécurité quand elle a su qu’ils étaient là.

Nous voudrions de grand cœur n’avoir point a entrer plus profondément dansnotre sujet; mais la lâche que nous poursuivons, nous l’avons acceptée, rechercln emême; et quels que soient en ce moment nos ennuis, nous aurons le courage de l eSsurmonter. La ' "cation qui a bien voulu de notre concours n’est pas d’ailleurs n l,echose purement l'ashionable; c’est aussi une histoire des métiers, des mœurs,hommes de notre temps. Cette histoire doit être complète. On ne parle pas qneroses quand on écrit sur la botanique; et puis, dans un livre, qui sent le plus nia»vais ou de la rose ou de l’assa fœtida ?

L’exploitation générale des basses œuvres de Paris est divisée en quatre circonscriptions. Le prix des travaux, déterminé par mètre cube, est le même dans tout el’étendue d’une circonscription, mais, de l’une à l’autre, il varie en raison de l’él°'gnemenl de Montfaucon. Il n’est d’ailleurs jamais au-dessous de sept et jamais 311dessus de neuf francs.

La quantité enlevée chaque nuit est de quatre-vingt-dix mètres cubes environ- P alannée, la moyenne des fosses vidées est de six mille. Passons vite.

Les dévoués marchent par cinq, quatre soldats et un caporal. Le caporal se nonin> echef d’équipage ou il’alelier. Les soldats ont aussi chacun leur nom , le videitXsieaux , le coltinant, le tireux de châbles et l’homme du bas. Ce dernier est celu 1qui descend dans la fosse quand on ne peut plus rien en arracher au moyeu du ses uattaché à un câble ou à un grapin. C’est celui qui court le plus de dangers; mais m 1 ' 1 ’cinq remplissent ces périlleuses fonctions à tour de rôle. Le lireux de châbles estcelui qui retire les seaux, le coltinant les porte, le videux est chargé d’en transvase*le contenu dans les tonneaux. Quant au chef d'équipage, il surveille l’opérationparticipe, selon les circonstances, au travail de tous.

Comme toutes les corporations, celle des dévoués a son langage. La maison outravaillent est appelée par eux atelier, et le propriétaire de cette maison, fût-il U* 1Montmorency ou un Choîseul, n’est pour eux que le Simon; quoi qu’il lasse, 1ne l’appelleront jamais autrement. Au milieu de tous les mots étranges et piUoi esques dont leur vocabulaire est composé, j’en ai remarqué un que je crois d l| U epoignante énergie; c’est notre verbe râler dont ils ont fait renâcler. Mais pour cm 11prendre tout ce qu’il y a de saisissant dans ce mol, il faut être à l’entrée d’une t° ssequand il y a un homme au fond, quand on entend renâcler cet homme, quauds^frères poussent ce cri terrible et que vous comprendrez tout à l’heure : Le plomb■ ^plomb/... Jusque-là, ne vous moquez pas de la langue des dévoués; elle estfrayante par moments I

Une maladie terrible frappe nos héros, et très-souvent. Ils la désignent sous le U 0111de mille. C’est une inflammation soudaine des paupières et des yeux. A cette utaladie ils n’opposent rien : ils savent qu’elle ne dure que trois jours au plus; maisp e11dant ces trois jours que de souffrances, que de douleurs atroces!... Il faut pleui el -et pleurer du sang ! Eh bien, les dévoués ne se plaignent pas ; ils sont habitués à e elarmes rouges, ils jurent, voilà tout. Et ces rudes ouvriers gagnent, savez-vous co* 1 '

et

ils