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I<>s Bussies, qui en retour lui envoie de fort beaux boutons en turquoise, si ee u’** 1en diamants ; il est comme tous les chanceliers du monde, il parle vingt idiomes t'ion le bourre de thé dans les soirées. Quand il lit, à la cheminée d’un salon, une pag''de ses excursions nouvelles, c’est a qui se récriera : jamais il ne lit trop ! Eût-on mêmevoyagé avec cet homme, on parcourt un pays neuf en l’écoutant. C’est que le touristelittéraire donne son vernis a chaque endroit, il le poétise, il en fait un nouvel être !Vous pensiez jusqu’ici que Venise était une belle et noble élude, une ville intéres-sante; erreur! détrompez-vous, c’est une coquille, de noise sur la mer, un perpéiu flbain de pieds. Le même touriste a découvert que lord Byron a composé Don Juan àcoups de verre de rhum, et que Goethe n’a jamais porté de nankin. Il vous entreti eDtgravement du bruitque fera son livre. Y a-t-il un recoin qu’il n’ait visité, unpp* er,<>qu’il n’ait point vue ?
— El le Pjrée a part aussiA l’honneur de votre présence?
— Tous les jours, il est mon ami ;
C'est une vieille connaissance.
Le touriste littéraire se trompe, hélas! quelquefois aussi cruellement que le niag° lde La Fontaine. Il lui arrive d’accoupler des noms et des choses impossibles; il cro1 *’par exemple, que a Slenio se promenait a cheval un matin sur la place de Sa* 11 *Marc, a quand il est avéré que les chevaux de bronze de Venise sont encore les secoursiers que Venise possède et puisse voir ; ceux de Byron habitaient, on le salt 'la pointe du Lido. Grâce a l'importance que prend chaque jour l’ennui, le louri stelittéraire est du reste admis comme contrepoids dans tous les cercles. 11 fait des vers»aux dames, et donne des pralines au chien ; on a peur de son livre futur, on le clm* p 'on le caresse. Les femmes de quarante ans principalement lui font mille agacer* eS 'elles tremblent de se voir consignées par lui dans son chapitre des Ruines. Le t011l iste littéraire mange et boit au reste comme s’il n’était aucunement dieu ou de*** 1dieu, il est d’habitude flanqué d’un ami ou d’un séide qui s’amourache desagi 011et lui déterre un chapitre piquant pour chaque jour.
(.et ami du touriste littéraire demande il être dépeint.
Jeune homme incompris dans sa petite ville, auteur d’un volume de vers inetl* 1 ^et méprisant son pays natal, il est abhorré de tous les gens de son endroit. L ui'i'*'**du touriste littéraire sera pour lui l’aurore d’une réhabilitation attendue, préven"'par un télégraphe ou une correspondance quelconque, il se lient pensif et les l ,,a 'croisés devant l’hôtel où doit descendre le grand homme, c’est lui qui le preniie* I cireint sous la porte cochère et le nomme mon cher maître. 11 a grand soin d a' 0 ' 1chez lui toutes ses éditions de Belgique rassemblées sur une tablette ; c’est là son ,rtsor, son bagage consolateur, il cite au touriste littéraire le nohiscum peregri na,ltu ’et ruslicanlur de Cicéron. — Que venez-vous faire ici, bon Dieu ! reprend-il ensUllSavec un air sérieux et mélancolique. Vous ignorez, mon cher maître, ce que c’est d 110ce pars, des embûches el des trahisons à chaque pas ! Que je remercie le ciel de n êl*