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LA FEMME ADULTERE.
habitués au vol dèâ leur naissance, s’en viennent enlever une part d’héritage aux h’-gilimcs enfants, elles vivent dans un état de dissimulation qui corrompt les bons *"'stincts du cœur et dégrade les meilleures natures. La pudeur s’y perd en même tempsque la probité, le mensonge s’incarne dans leur chair et dans leurs os, et plus ellesont d’égards, plus elles ont de torts ordinairement envers leurs maris ; elles passentavec leurs consciences de misérables transactions. A quel degré de mauvaise foifemme qui manque a ses serments d’épouse, arrive presque à son insu! Chez elle lesens moral s’abolit peu à peu.
Voyez-Ja d’abord redouter en public la vue de sou amant : ses joues se couvrent depourpre aussitôt qu’un nom trop cher estprononcé, surtout en présence de son maîtrelégitime ; elle croit qu’on aperçoit sur ses lèvres la trace de coupables baisers ; elle tres-saille a toute heure comme si elle était devant un juge; elle marche en baissant lesyeux. Mais bientôt son front désapprend a rougir, ses nerfs se calment, son pas s’af-termit, scs veux s enhardissent : elle a plus d’assurance que la vertu la plus éprouvée-Elle attire alors son complice sous le toit conjugal, il prend place à sa table, à su"foyer. Elle cimente effrontément, entre cet homme et celui qu’elle déshonore, un®amitié perlide. 11 n’est sorte de bassesses auxquelles l’un et l’autre ne soient prêtspour cela, car l’adultère avilit jusqu’à l’amant, qui devient l’bumble serviteur d’unhomme détesté par lui. Écoutez leurs projets. Ils s’étudient a renouer le bandeau stUles yeux de la victime dont ils se raillent en secret. Un jour on substituera des lettresrespectueuses,lettres officielles, aux billets mystérieux et passionnés de l’amour ! uneautre fois un dédain affecté étouffera les germes d’un soupçon, -et la réconciliai* 011sera obtenue par le mari lui-même, a quel prix? grand Dieu !
Allons plus loin.
Cette femme si réservée jusqu’alors, qui paraissait la plus chaste des mères, *l uCdéconcertait la moindre expression équivoque, qui se faisait une loi d’une économieaustère, cette divinité du toit domestique se métamorphosera en bacchante échevelé®pendant que son mari consumera en longs travaux ses jours et ses nuits pour qu’eN epuisse mener une existence décente et s’entourer de toutes les délicatesses de la vieintérieure ; elle se livrera aux joies prodigues de la courtisane, elle dépensera ® nfolles aventures quelquefois le pain de sa famille, sans avoir le sentiment de sa dépra-vation . Comparez-la a ces autres femmes plus honnêtes qu’elle au fond, a ces femmesanus nom qu’un spirituel écrivain vous a dépeintes et qui se donnent à tous sans fai* etort a personne , elle criera a l’infamie, elle qui en est venue à mépriser son ma rlen raison même des affronts qu’elle lui fait.
Entrons plus avant dans ce sujet.
L adultère n’est pas moins fâcheux pour les enfants que pour le mari : voilà s° u 'vent la cause des préférences ou des antipathies cachées. Tantôt les enfants du ma* 1sont sacrifiés a ceux de l’ainant, tantôt les êtres malheureux, nés d’un attachementpassager rompu avant leur naissance, se trouvent considérés comme un funeste ré-sultat; heureux si, conçus dans des circonstances périlleuses, ils ne font pas naître lapensée d’un autre crime , et si le sein qui les porte ne devient pas leur tombeau ! é"voit quelles sonl les houleuses el coupables suites de l'adultère, et combien une 11 "
femme