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Tome troisieme.
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LA FEMME A DU LT ÈltE.

vous asseoir et d’engager une longue conversation sans vous apercevoir delà mau-vaise humeur avec laquelle ou vous répond, vous ne savez pas vivre, permettez-moi( le vous le dire. A un coup de sonnette qui ne tardera pas, vous verrez la lèvre supé-rieure de votre interlocutrice s’avancer sur la lèvre inférieure et son sourcil se froncer;Puis on introduira un grand beau brun, dont vous aviez déjà soupçonné les assiduitéslians quelques soirées; c’est lui qui tourne la musique au piano. On recevra ce jeunehomme comme un étranger, avec une froideur de glace. Si vous m’en croyez, partezau plus vite ; vous ôtes de trop chez la bourgeoise adultère.

Voulez-vous connaître il présent les grandes causes qui ont provoqué l’infidélité deCes deux femmes? C’est un nœud de ruban tombé dans un bal du sein de la baronne,ul furtivement relevé par le jeune homme aux blonds cheveux, ce même nœud qu’onfaisait entrevoir discrètement placé sur le cœur pendant que IUibini roucoulait mélo-dieusement mio le.swo ?... C’est un succès colossal obtenu parle beau brun, pre-mier clerc de notaire, aux soirées de la femme du banquier, avec les chansonnettes demademoiselle Loïsa Puget ou de M. Amédée de Beauplan .

Peste la femme du peuple. Celle-là aime a cueillir avec un jeune ouvrier deshluets dans les blés , ou il s’égarer dans les bois de Romainville et de Meudon , ledimanche, tandis que sou mari garde les enfants lassés ; mais l’adultère est avanttout un fils de l’oisiveté et de l’ennui ; il a moins de prise sur cette classe laborieuse,où le travail entretient l’honneur. Chez la femme du peuple, l’adultère a été souventle fruit de la violence. La femme du peuple s’est vue longtemps en proie a la débau-che des grands. Qu’on se rappelle les mystères du Parc-aux-Cerfs. Des historiens unPeu aventureux ont cherché a démontrer, il ce propos, l’heureuse influence de l’a-dultère sur la civilisation moderne. Ces singuliers philosophes ont prétendu quel’adultère, comme un rat, a rongé les mailles de l’énorme filet aristocratique par le-quel le peuple était emprisonné, c’est-a-dire que les faiblesses des grandes dames, etles convoitises roturières des grands seigneurs, en mêlant un sang vulgaire au purs ang des ducs et des princes, ont porté un coup mortel a l’hérédité des privilèges, etdétruit aux yeux des nations les illusions de la noblesse et de la royauté.

Il ne nous siérait pas d’agiter ici la grave question du divorce, palliatif insuffisantlui-même a ce fléau qui dévore les familles, comme une lèpre secrète, et contre lequelles lois n’ont pas de remède ! La loi ne répare le mal que quand il est fait. Il n’y a quel’exemple des bonnes mœurs et la résignation qui puissent avoir quelque efficacité.Cependant il est bon de rappeler que dans tous les temps la femme adultère a élé rigou-reusement punie, parce que le repos des sociétés est fondé sur le mariage. Les Hébreuxla lapidaient avant que le Christ eût dit qu’il fallait être sans péché pour lui jeter laPremière pierre; les Grecs et les Romains la condamnaient il la flétrissure publique,a la déportation. En France , on la privait autrefois de sa dot etde ses conventions ma-trimoniales , puis on la reléguait dans un monastère , de plus on la fouettait dans lesrues; maison renonça bien toi a cet infâme traitement, de peur, dit avec naïveté unécrivain, que cet affront n’empêchât les maris de reprendre leur femme, comme Mé-uélas reprit la sienne après qu’elle eut passé dix années en pérégrinations. Mainte-nant le mari dans certaines circonstances a droit de vie et de mort sur sa femme,