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Tome troisieme.
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L’HOMME DU PELNÆ.

ui. n’éprouvera de l’embarras il dire ce qu’est unbanquier, un tailleur, un cordonnier, un architecte ;à indiquer la nuance qui distingue le bijoutier del’orfèvre, l’avocat de l’avoué ; des signes caractéris-tiques existent, des différences plus ou moins pro-fondes sont tracées : si la fonction de celui-ci est denous habiller, la fonction de celui-là est de nouschausser ; si celui-ci se sert du compas, celui-là em-ploie la lime; l’un reçoit dans une étude, l’autres’annonce par une enseigne. Mais qu’est-ce quel’homme du peuple? quel est son état? où est-il, que fait-il, où ira-t-on pour l’étu-dier? Sera-ce dans les salons? Non, sans doute. Sera-ce dans la rue? Mais la rue,c ’est la mer, tout le inonde y passe. Sera-ce au théâtre? Mais à quel théâtre en-core? A l’Opéra ou aux Funambules? A quelle de ces deux grandes scènes cniin,l’une où trône la royauté du grand monde, l’autre où court s’épancher la lie desfaubourgs ? Est-ce à l’église? Je ne l’ai aperçu ni à Saint-Roch nia Notre-Dame .Wrons-nous alors (|ue tout ce qui n’a ni état ni résidence marquée, ni centrecollectif, ni habitudes précises, appartient à la flottante catégorie de l’homme duPeuple? A beaucoup d’égards la définition serait flétrissante; elle tendrait à pré-senter l’existence de l’homme du peuple comme un incommensurable vagabondageexercé autour de la société. Quoique toutes les limites de l’Océan ne nous soientPus encore connues, néanmoins nous l’appelons fièrement une mer et non un débor-dement.

Demanderons-nous à la Noblesse ce qu’est l’homme du peuple ? La Noblessen °us répondra sans hésitation : « L’homme du peuple est le vaincu de' l’invasion.

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