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Tome troisieme.
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I.'HOMMK Dl PKI Pl.K.

l’esclave des races qui ont triomphé par la conquête du sol ; quand il rampait;il subissait la conséquence de sa chute; quand il a été relevé de son humiliation .c’est par une concession graduelle de notre générosité ; lorsqu’il a voulu monter anotre niveau, il a commis un acte de rébellion ; il a remplacé le droit, contre lequel rienne prévaut, par la violence. Devant la consécration des faits accomplis par l’ordre dela Providence, quand l’homme du peuple obéit, il fait bien, il est juste; sitôt qu’il veutcommander, il rompt l’anneau, il brise un pacte, il fait mal; et dès ce moment deperturbation l’homme du peuple, poussé hors de son centre de gravitation, n’est plu*que l’homme d’une forme sociale qui prend à son origine le nom de révolution, et plu 5lard, si cette forme cherche à se raffermir, le nom d’usurpation. » Telle est la réponsede la Noblesse.

Que la même question soit posée à une plus large fraction de la société, l’aveu seracelui-ci : « D’homme du peuple a été contre toute justice opprimé pendant des siècles :ses vices résultaient de ses malheurs ; sa soumission, de son ignorance ; il était faibleparce qu’il était accablé sous le poids des souffrances ; il n’a pas compté dans notrehistoire parce qu’on l’éloignait du champ de bataille, où se serait manifestée sa bra-voure ; parce qu’on lui interdisait le droit de se gouverner, droit qui lui aurait permisde montrer et d’appliquer les ressources de son intelligence. Il n’a rien fait parce qu'ln’était pas. Son émancipation absolue sera l’œuvre du temps, qui, employant ou aeceptant le mal comme un faux produit, et finissant toujours par mettre toutes chosesen équilibre, la goutte d’eau a côté de la goutte d’eau pour produire les fleuves, labulle d’air à côté de la bulle d’air pour arrondir le ciel, le grain de sable auprès dugrain de sable pour former la terre, fait monter depuis des siècles, par marées indé-cises, l’homme au niveau de l’homme, afin que Dieu , en face de l’humanité sociale,dise un jour comme il dit a la première heure du monde, en présence de l’humanitécréée : Ceci est bien ' » Nous venons d’exprimer l’opinion de ceux qui attendent lacomplète libération .de l’homme du peuple de la lente mais sûre élaboration dutemps.

Laissons maintenant se prononcer l’opinion de la généralité, et, il faut le dire aussi,de la partie la plus intéressée a voir triompher cette opinion : « Toutes les distinctionsde classes et de rangs sont des mensonges en théorie, des crimes dans l’application.L’homme du peuple est tout; il n’v a que le peuple. Le nombre, la force, l'intelli-gence et par conséquent le droit sont avec lui el en lui; qui gouverne sans lui estcontre lui. Plus tôt il sera rentré dans sa souveraineté, plus tôt il se sera fait justice’Pour l’homme du peuple, les délais imposés a l’imprescriptible réalisation de sesdroits sont moins un moyen rationnel de les acquérir, qu’un obstacle qui en retardele triomphe. La où il n’v a pas eu d’engagement, il n’v a pas eu de terme fixé, de delà 1consenti. Liberté par tous les moyens et dans tous les temps. »

11 résulte de ces différentes appréciations que , s’il n’est pas facile d’arrêter à ma 111levée les traits de l’homme du peuple, il est plus difficile encore de ne pas le regarde 1comme le représentant d’un vaste assemblage d’individus qui a coexisté avec les di-verses phases de la société française.

Au fond de quelle erreur ne tomberait-on pas si l'on confondait l'homme du p ( ‘ u '