-;^ 4 .
’i”_ r
v ^' ots trouverez fies géographes fort habiles, sachant à' merveille combien il y a de mètres de Paris à toutesles capitales du monde, et qui prétendent effronté-ment qu’on ne compte pas plus d’une demi-lieue du[jardin du Luxembourg h celui des Tuileries .
J’ai vu des gens très-versés dans la chronologie, artl fort utile, comme on sait, qui assurent qu’il n’y a guéri'qu’une quinzaine d'années entre ces deux ‘ " is ri-
|vaux, et qui vous allèguent mille raisons victorieuses
PU pour étayer leur docte opinion.
Eh bien ! je me lais lort, moi, de dérouter chronologisles et géographes ; je mefais fort de leur prouver qu’il y a trois cents lieues au moins entre le Luxembourg etles Tuileries , et que ces deux jardins ont une différence d’âge de trois siècles biencomptés. Prédire le gain d’une cause, c’est être, dit-on communément, fort près dela perdre; n’imporle, je suis de ceux qui chantent le triomphe avant de livrer bataille,car je ne sors pas de la lice, ou j’en sors victorieux.
J’étais bien jeune encore (il y a deux siècles et demi de cela) quand j’arrivaim {I