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problème. I.<■ jour ou il sera résolu, l'économie pourra espérer de changer contreîle science son caractère hypothétique acluel.
L'administration, en Franco, a snnli depuis longtemps, je ne dirai pas l'importance,mais la nécessité d’une bonne statistique générale. Louis XIV , ou, pour parler plushistoriquement, Colbert avait donné dans ce sens des instructions aux intendants etgouverneurs ; et quelques travaux utiles, notamment le résultat du recensement desprovinces, furent, à diverses époques, adressés au gouvernement. C’est d’après cesdocuments que M. Necker a pu, dans son livre sur Y Administration en France (t. I.,e. Il) des finances, indiquer le chiffre de la population des principales généralités duroyaume à l’époque de son entrée aux affaires.
Ces travaux, suspendus par la révolution, furent repris en l’an x et continués sur unevaste échelle pendant l’empire. Il existait alors au ministère de l’intérieur une divisionde statistique considérable qui, portant d’abord son attention sur les pays nouvellementincorporés à la France , publia sur les départements italiens des documents nombreuxdisposés avec un ordre et une méthode remarquables. On lui doit encore un exposé dela situation de l'empire imprimé en 1812, accompagné de tableaux statistiques quirésumaient des notes recueillies pendant près de douze années. Sous la restauration, àune époque où les travaux de cette division pouvaient être continués si utilement, ellecessa d’exister, et ses attributions, notablement diminuées, furent réunies à d’autresservices, où elles perdirent toute importance. Après la révolution de juillet, un bureaude statistique fut organisé au ministère du commerce et de l’agriculture. Ce bureauprit, sous l’administration de M. Tliiers, mais surtout de M. Duchâtel, déjà connu pard’honorables publications économiques, un développement qui ne tarda pas à s’accroî-tre. En 185.’>, 1857, 1810 et 1811, il a fait paraître des documents de la plus grandevaleur, sous la direction d’un savant distingué, AI. Moreau de Jonnès.
En 1810, M. Duchâtel, ministre de l’intérieur, fidèle à scs sympathies pour les scienceséconomiques, a fondé à son département un bureau de statistique chargé de centraliserles documents épars dans les autres services, d’opérer des recensements quinquennaux,et de réunir les tableaux du mouvement annuel de la population. Des bureaux de statis -tique ont également été organisés dans quelques autres ministères, et ceux où celtecréation n’a pas eu lieu n’en publient pas moins annuellement des documents du plusliant intérêt, tels que les comptes rendus de la justice criminelle, du mouvement desdouanes, des opérations du recrutement, etc., etc.
§ 11. — Du degré de certitude que peuvent présenter les documents administratifs.
De ces documents, les plus importants, sans contredit, sont ceux qui ont pour objetla population, cette base de toute élude sociale et politique. Examinons rapidement quelssont les moyens dont dispose l’administration pour les obtenir avec le plus d’exactitudepossible. Ces moyens sont au nombre de deux : l’envoi par les préfets du tableau annueldu mouvement de la population dans leurs départements, et les recensements quin-quennaux.
g lit. —Des tableaux annuels du mouvement de la population.
Aux termes des instructions ministérielles, les maires font annuellement, dans les