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premiers mois do chaque aimée, un extrait des registres de l’elal civil constatant le nom-bre des naissances, mariages et décès qui ont eu lieu dans le cours de l’année précé-dente ; ils transmettent cet extrait au sous-préfet de l'arrondissement, qui prépare untravail d'ensemble pour son arrondissement, et l’adresse au préfet, chargé d’arrêter letableau général et de le faire parvenir à l’administration supérieure.
bien de plus simple, au premier aspect, de moins susceptible d’erreurs que ce mode«l’opérer; il entraîne cependant les plus graves inconvénients. Et d’abord, le relevé quel’on exige de l’autorité municipale esta la fois trop long et trop compliqué surtout pourles maires des communes rurales, qu’effrayent avec raison les nombreuses divisions ducadre modèle, et qui n’en comprennent môme pas toujours les litres.
V oiei l’économie de ce cadre : il est partagé en douze colonnes correspondant chacunea un mois de l’année. Sous la rubrique principale de naissances, il contient quatre sub-divisions : 1° enfants légitimes (garçons et filles) ; 2° enfants naturels reconnus (id. ) ,•>“ enfants naturels non reconnus (id. ). Les mariages sont subdivisés en mariages entreI" garçons et tilles ; 2" garçons et veuves; 5“ veufs et tilles ; 4° veuves et veufs. Enfinles décès sont répartis d'abord par âge, depuis trois mois et au-dessous jusqu’à cent ans•’t au-dessus, ensuite par état civil. On comprend, par celte simple analyse, que remplitun pareil cadre ne constitue pas seulement pour les fonctionnaires municipaux une opération fort longue et fort détaillée, mais qu'elle exige encore d’eux un degré d’intelli-gence qu’on ne saurait leur supposer, au moins dans les communes rurales, les plusnombreuses du royaume. Il faut observer, en outre, «pie l’inaptitude des maires rurauxaux travaux administratifs qui leur sont imposés par les lois d’attributions a été en«inelque sorte aggravée par la nouvelle organisation municipale, qui enlève au pouvoirexécutif la nomination directe des maires, pour l’obliger à déférer au vœu d’une élection"op souvent inintelligente ou passionnée. De là l'avènement aux dignités municipales«l’une fouie d'hommes complètement illettrés ou hostiles, et, dans les deux cas, entra-'ant à chaque instant l’action administrative, soit par une incapacité absolue, soit par"ne opposition qui se traduit par un refus de concours et des menaces incessantes de«■émission. D’un autre côté, le nombre chaque jour croissant des lois organiques dontI exécution réclame leur coopération surcharge ces fonctionnaires de travaux auxquelsleurs occupations et leur intelligence ne leur permettent réellement pas de suffire,t.elle double considération, jointe aux difficultés particulières que présente la cou-lec.tion du tableau exigé des maires, justifierait déjà les doutes qui se sont de-puis longtemps élevés sur l’exactitude des documents officiels, si d’autres motifs nevenaient encore fortifier ces doutes. C'est d’abord le défaut d’inspection des registres‘le fêlai civil, et de collation des extraits destinés à faire connaître le mouvement de lapopulation ; puis l’absence d’une surveillance spéciale, analogue aux inspections desfinances, qui permette de vérifier, contrôler, rectifier les expressions numériques deplus de deux millions de mutations en décès, mariages et naissances; c’est encore legrand nombre d’éditions des relevés des maires, inconvénient dont le résultat est desoumettre ces relevés, dans leurs différentes transformations, à des altérations à peuprès inévitables ; c’est enfin l’irrégularité des registres de l’état civil, l’absence d’uni-lormité dans la rédaction et dans la nature môme des actes, malgré tous les efforts de1 administration centrale pour faire cesser un pareil étal de choses. Citons un exemple :«’u conformité du décret impérial du 4 juillet 1800, qui prescrit de porter au regislredes décès les enfants présentés sans vie au magistrat municipal, la plupart des mairesne font qu'un acte de décès, tandis «pic d'autres rédigent à la fois, et avec raison, un