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Tome cinquieme.
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L’AKMÉK. 51

lieu Je sa naissance, son signalement, ses services, ses campagnes, ses blessures ;au verso, est le millésime de tous les effets d’habillement qu’il a reçus. Ce registre'loit concorder avec la matricule dû corps, tenue par le trésorier, et les registresfies officiers préposés a l’armement, l’habillement et l’équipement. Chaque feuilleest détachée, et, quand celui qu’elle concerne change de corps, le sergent-major laremet au trésorier, qui l’envoie au corps désigné par l’ordonnance de mutation.

Le compte ouvert a la masse de linge et chaussure est la note des effets fournisaux soldats de la compagnie. La masse est une somme accordée par le gouverne-ment a tout homme entrant au service; elle est de -'>5 francs pour l’infanterie. Onprélève sur cette somme le prix des effets de linge et chaussure, chemises, cale-çons, bretelles, cols, souliers, épinglettes, etc. Une commission de trois capitaines,nommés pas leurs collègues, a la mission d’acheter ces effets, sous la présidenceflu major.

La masse est entretenue par un prélèvement trimestriel de 9 francs sur la solde.Chaque soldat, porteur d’un livret sur lequel est consigné l’état de sa masse, règletous les trois mois avec le sergent-major, et touche l’argent qui se trouve en plusfie la somme fondamentale de 55francs; mais s’il a troué son pantalon, endommagés <* giberne, reçu quelques fournitures, il redoit plus ou moins a sa masse. Sou-vent, pour combler le déficit, le capitaine s’occupe de procurer au débiteur obéréquelque occupation lucrative, en lui faisant promettre de verser mensuellement àsa masse une partie de son pécule. On tâche aussi de le déterminer a payer lafilme de l’argent que ses parents lui expédient. Il est arrivé a des capitaines exigeantset tracassiers de consigner des hommes, uniquement pour les empêcher de se rui-ner en chaussures.

La vérification du livret d’ordinaire est également dans les attributions du ser-gent-major. On désigne sous le nom de prêt, la somme que l’étal alloue aux troupesPour nourriture et centimes de poche, parce qu’elle est toujours payée par avance,fie cinq jours en cinq jours. Le sergent-major soumet la feuille de prêta» capi-taine, la porte chez le trésorier, touche les espèces, et les dépose immédiatemententre les mains du commandant. Chaque jour, celui-ci remet lui-même, ou parl’intermédiaire du sergent-major, au caporal d’ordinaire ', l’argent nécessaire auxdépenses du lendemain. C’est seulement le premier jour du prêt suivant qu’il dé-livre la solde des sous-officiers, les centimes de poche et les hautes payes. Le sergent-major inscrit exactement sur le livret d’ordinaire, que lui présente le caporal deservice, la somme revenant à l’ordinaire, en raison du nombre d’hommes qui ymangent, l’à-compte que lui a remis le capitaine, et, à l’expiration de chaque prêt,les bénéfices produits par les retenues faites sur les punis, par le prêt des hommesirrégulièrement absents, par les services payés, etc.

Les soldats, qui ne comprennent rien aux détails compliqués de la comptabilité,s imaginent toujours que les sergents-majors les refont au même, et mangent auda-

‘ Chargé de l’achat des provisions, viande et légumes.