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Celte revue a lieu le dimanche. Chaque compagnie se partage en deux sections,
' mie inspectée par le lieutenant, l’autre par le sous-lieutenant, qui vérifient scrupu-lonscnionL l’état des effets de linge et chaussure, étalés aux pieds des lits avec autantlle symétrie que dans la montre d’un magasin.
Une fois par an, vers l’automne, l’inspection générale varie peu agréablement la'Monotonie de l’existence militaire. Le général inspecteur, désigné par une circulaireministre de la guerre, arrive à l’improvisle, et pendant huit a vingt jours, est''autocrate du régiment. Il interroge officiers et soldats sur leur instruction respective,'Examine meubles et immeubles, hommes et choses, fait, brusquement succéder les1 ''Vues d ensemble aux revues de détail, ordonne d’exhiber le contenu des sacs,l’nis de les endosser de nouveau pour la manœuvre. C’est sans doute afin d’indem-'dsev les troupes de ce tracas, qu’on accorde il cette époque les congés de semestre,
' 1 'es congés illimités, en vertu «lesquels le militaire renaît à la vio commune :
Tandem liher cqutis. canipoqne potitus aperlo.
'•e changement de garnison est encore une distraction désirée. A peine a-t-on mis1,1 l'ied dans une ville, qu’on brûle d’en être sorti, «quand donc changerons-nous?»( ' e mande-l-on ; et des plaisants, exploitant l’inconstance commune au . lem
'mineur joviale, s’amusent, h semer de faux bruits : « Savez-vous la nouvelle? [Nous""ons a Douai . — lïah ! — C’est positif... J’ai entendu le capitaine dire au licule-" ai >(, que le général avait dit au colonel qu’on lui avait dit que nous allions êtrec " v oyés à Arras . — Tiens!... » Le lendemain, on désigne une autre localité, et en'P'elques jours, on a ainsi parcouru toute la France sur les ailes de 1 imagination.
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