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Tome cinquieme.
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54 L'ARMÉE.

(|ue dii La Humée, et, ouvrant le sac, il leur lit voir le diable, qui décampa sansdemander son reste.

La Ramée se servit très-avantageusement du don de saint Matthieu. Voyait-il desnapoléons, un bon pâté, une brioche, mie paire de bottes ou un château: vlan !il souhaitait, et l’affaire était dans I’ sac. Il s’ procura tous les plaisirs de la vie,tels que des femmes de tous les grades, de la gomme élastique, du vin d’bor-deaux , des aiguilles anglaises et des gibeloles de lapin. Mais enfin il mourut, et semit en route pour le paradis. Arrivé a la porte, à cent lieues au-dessus du soleillevant, il voit saint Pierre en train de balayer. « N’cst-ce pas ici que demeuresaint Matthieu? —Si fait; qu’esl-ce que tu lui veux?— Je veux lui parler.— Tonnom? — La Ramée. — Ah! mon ami, faut t’ passer d’entrer pour aujourd’hui;franchement, tu t’es conduit sur terre connue un pas graud’ehose. — Y’ a donc pasmoyen d’ s’arranger? — Impossible. — Une goutte n’est pas de refus. — J’suissourd. — Au moins, tu m’ laisseras bien reposer un p’tit instant sur mon sac. »

La Rainée ôta son sac, le lança dans le paradis dont la porte se trouvait entre-bâillée, et forma le désir d’ôlre dedans. Saint Pierre courut après lui pour le fairesortir, mais le bon Dieu , qui se trouvait là, prononça ces paroles remarquables :« Qu’on le laisse en paradis, puisqu’il y est entré. »

Malgré son allure fantastique, ce conte est un tableau de mœurs exact, et c’est àce titre que nous l’avons sténographié, après l’avoir patiemment écouté à plusieursreprises et de diverses bouches. Nous avons distillé la quintescencc des meilleuresversions, et cherché à reproduire fidèlement le langage des narrateurs. Cric, cherlecteur! faites-nous entendre un truc indicateur de voire attention. Cric!... cric-' ■cric!... Lecteur, seriez-vous endormi?

LL SAMEDI. REVUE DK LINO K ET CHAUSSURE. INSPECTIONGÉNÉRALE. CHANGEMENT DE GARNISON. TROUPESEN ROUTE. GRAND’HALTE. LOGEMENTCHEZ L’Il A I! I TANT.

Tous les jours s'écoulent à peu près semblables à celui que nous avons décritLe samedi amène un surcroît de travaux. On se prépare, en blanchissant les bulïle-

tories et nettoyant les gibernes, à la revue .. En avant le

tripoli ... deux onces de racine de patience. .. w, i mute u ummi-uras... Les inter-minables travaux de ce jour ont inspiré aux cavaliers une interminable chanson

C’est aujourd'hui samedi.

Pansage de saint Denis,

Astiquage et tripoli ,

Revue des effets sur les lits.