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Tome cinquieme.
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L’ARMÉE. 57

Les officiers de l’état-major font panser et ferrer leurs chevaux ; puis on continue* a foute en faisant ample consommation de charges et de tabac a fumer. La pipee t les bons mots aident à oublier la pluie ou le soleil, et abrègent la distance quiséparé les voyageurs de l’étape. Comme l’élégant prêt à paraître dans un salon,les soldats, avant d’entrer en ville, font halte pour reviser leur toilette, rajusterleurs buflleteries, rétablir l’ensemble dans leurs mouvements et la sévérité dansleur tenue. Ils paraissent, musique en tête, tambour battant, et les citoyens, touteu admirant le bon ordre de la procession guerrière, songent avec ennui auxbillets de logement qu’on va leur présenter.

Le logement des militaires marchant en corps, ou isolément avec feuille de roule,est une charge pesante pour les habitants des villes. Aussi, quand les malencon-treux locataires ne consentent pas à accepter une indemnité pécuniaire et à couchera l’auberge, les bourgeois se contentent, aux termes de la loi, de leur prêter les usten-!i iles de cuisine, de leur donner place au feu et à tu chandelle , et de les reléguer dansUlle mansarde. Mais chez les paysans, plus voisins du soldat par leur éducation, chezles simples agriculteurs d’entre lesquels sort la majorité de l’armée, les militairesv °yageurs trouvent une hospitalité digne de Ruy Gomez de Sylva. Au lieu d’écor-ler leur ration de pain et leur prêt, ils s’asseyent à la table de la famille, sontc °pieusement régalés de cidre et de soupe au lard, et regrettés, quand ils s’éloi-ënent, comme des amis de la maison.

P U N ETIONS. DROIT UK PUNIR. PRATIQUES. REMPLAÇANTS.CONSIGNE. SALLE UE POLICE. EXERCICE UES PUNIS.PRISON. CACHOT. COMPAGNIES UE UISCIPLINE.DÉGRADATION MILITAIRE. EXÉCUTION-

Dans le cours de cette vie militaire, dont presque tous les actes sont déterminésl ,a r des règlements, sous l’empire de lois sévères et de chefs absolus, il n’est guèrede soldat qui échappe a la consigne, a la salle de police, à la prison et même auCa chot.

Le droit de punir appartient aux chefs proportionnellement à leur grade. Leca Poral peut infliger quaire jours de consigne et deux jours de salle de police, et laPuissance pénale va toujours s’élargissant, jusqu'au faîte de la hiérarchie militaire.,es c °lonels et lieutenanls-colonels ont la faculté de condamner un homme àfluirize jours de prison, quatre jours de cachot, un mois de salle de police, un mois<le consigne.

Celui qui accumule les châtiments sur sa tête reçoit de ses camarades le titre deP r uiuj Ue £ e u > eS [ n [ lln mauvais soldat, ni un sale soldat; il a d’ordinaire en par-ta ëe l’intelligence et l’intrépidité. Il se costume proprement, n’est jamais mal jicelé,Se drape dans l’uniforme, frise ses moustaches, pose sur le coin droit de I oui di oitSon bonnet de police, en easse la corne, allonge la corde du gland. Son allure est

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