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Tome cinquieme.
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L’AKMÉE. 91

et adressé directement un rapport an ministre, monte au Capitole remercier lesdieux.

Par son personnel et son organisalion, la Gendarmerie est sous la direction du’d'nislre de la guerre ; sa participation à la défense de l’ordre la met en rapportave c le ministre de l’intérieur; elle ressortit du ministre de la justice pour l’exécu-ll °n des règlements de police, et de celui de la marine pour la surveillance desSens de mer et le service des ports et arsenaux. De môme que la mythologiquePandore fut dotée par toute l’assemblée céleste, de môme la gendarmerie a reçudes présents de toutes les puissances humaines. L’autorité militaire lui a remis, sousforme d’un sabre et d’une carabine, un tonnerre qui fait trembler les méchants ;* a justice lui a cédé ses balances et un coin de son bandeau ; l’autorité municipale' a parée de sa douceur et de sa clémence. Avec ses importantes attributions, sesfinalités reconnues, son dévouement éprouvé, est-il étonnant qu’elle ait toujoursete considérée comme un corps d’élite ; que ses officiers, l’épée au côté, passent,dans l’ordre des préséances, avant les ofticiers d’état-major du grade correspondantau leur ; qu’elle prenne la droite sur toutes les troupes de ligne ; qu’un lieutenant-c °fonel de l’armée n’ait point le droit d’ôtre nommé colonel chef de légion, ou d’en-trer avec son grade dans la gendarmerie?

On affecte de confondre les gendarmes avec les agents de police; quelle erreur Ivient que le mouchard (puisqu’il faut l’appeler par son nom) est un objetd’antipathie? c’est qu’il est à vos côtés au moment où vous vous abandonnez sansdéfiance; c’est qu’il revêt tous les costumes, tous les masques, tous les signes dera Hiement, pour livrer les victimes qu’on lui a désignées. Le gendarme, au con-tra ire, agit ostensiblement; la ruse lui est inconnue. « Tout déguisement est inter-na la gendarmerie, môme pour des opérations importantes et déterminées ; a plusrie raison ne saurait-on en exiger d’elle pour un service occulte, auquel la gen-a rmerie n’est point affectée ; service de nature à déconsidérer les hommes à leursP r °pres yeux, tout en attirant sur eux l’animadversion populaire 1 . » On disait duf^Odarme : « 11 ne porte point de mouslaches, afin de pouvoir se cacher sous desVet emeuts bourgeois, le perfide ! » Eh bien ! le gendarme a réclamé, protesté, crié,s °Uicité, et il a fini par obtenir les moustaches dont on lui contestait si injuste-^Ut la possession. Et maintenant, jaloux de convaincre les plus incrédules de sarichise, de sa loyauté, il pousse le scrupule jusqu’à éviter d’avoir affaire auxIj^Mmissaires ( * e P°l' ce : c’est par-devant le maire ou le juge de paix qu’il conduitPréférence ses criminels.

^ ^ l’armée, la gendarmerie remplit des fonctions analogues à celles qu’elle exercens 1 intérieur. Le détachement qui accompagne les troupes en marche est com-»de p ar un CÜ ] one | grand prévôt, et subdivisé en divisions de trois brigades,p. ls / es ordres d’un lieutenant prévôt 2 . Peu aimés des soldats, dont ils réprimentltl discipii ne , auxquels ils font sentir le frein de l’ordre au milieu du tumulte de

rirculaires ministérielles des 11 juin 4853 et 12 mai (837. Instruction sur les revues de 1856, 38 et 39.° r donnaucc du 3 mai (832 sur le service des armées en campagne.