Band 
Tome cinquieme.
Seite
99
JPEG-Download
 

I.’AIUIÉE.

99

Il faut l’avouer, c'est de bien belles armes ;Mais c’est nous seuls qu'est fichus pour l’amourIls ont d'la grâce et du bon ton,

Mais c'esl I' pompier qu'a le pompon.

Si vous voulez, consulter mou amie,Adressez-vous à Manon Rosalba;

C’est un’ hrocheus' que j’aime à la lobe ;

Elle s’y connaît, et surtout vous diraQue pour la grâce et le bon tonJe suis I’ pompier qu’a le pompon.

les pompiers sont préconisés par la classe ouvrière, et admis a partager avece les divertissements du dimanche, c’est qu’étrangers aux discordes politiques,

•ls Pfois

ex CUsi

°ut jamais été les satellites d’aucun gouvernement. On les a requis une seulePour donuer une douche à l’émeute, et l’originalité du moyen répressif a fait

ser cet empiétement sur le service de la garde municipale. Ils apparaissent à* a Population, non comme des machines passives qu’on décoche aux rassemblements,ma 's comme des génies tutélaires qui savent conjurer l’incendie.

bals

'«ut

l' a ssa

fl est plus de minuit : il ne reste sur le pavé que des patrouilles, des coureurs des ’ des ivrognes, des chiffonniers et des voleurs ; soudain des hommes effarés coû-

ta et la, eu criant au feu! frappent à toutes les portes, recrutent tous lesI nts pour faire la chaîne. De rougeâtres tourbillons illuminent le quartier; lesDie r * S tonneaux des P or,eurs d’eau roulent avec un mugissement sourd. Les pom-^ s sont avertis du sinistre ; la section qui est de service a eu soin, en se couchant,Cin ailger ses e ff e f s ) de se distribuer les postes, afin d’être prête au premier signal,r f minutes après que la sonnette de la caserne a retenti, les pompiers sont dans la

"G î » / * *

soi le * est leurzèle, qu’au dire de tous les officiers, il serait nuisible, si l’on ne prenait■ n ( f e le réprimer. Bientôt l’artillerie liquide est dirigée sur le foyer de l’incendie,sapeurs-pompiers, le casque en tête, la hache à la main, traversent les flammes,

hes

Sa ütii|,

Pou 11,

? a Uv

er *t sur les poutres embrasées, grimpent sur les toits qui craquent, se cram-

e,| î aux cheminées qui chancellent, arrachent les enfants de leurs berceaux,leu Ve0t * a v * e et * a f° rtuue des incendiés ; et quand, pour prix de leurs travaux, deOtie^ < * an ’’ ers i de leurs blessures, on leur offre une récompense, ils répondent avecrece n °' ) l e simplicité : « Nous sommes payés parla ville, il nous est défendu de rien

Et

v ° lr : mais nous accepterons un verre de vin, car l’ouvrage a été rude. »

remarquez qu’a la faveur du désordre, au milieu de ce labyrinthe de feux, où<j 0 ‘Posent pénétrer, il leur serait facile de s’approprier quelque objet précieux,■ * a disparition passerait sur le compte de l’incendie. Mais le pompier a horreur

se, ds ils

du

Vol-

I) 0t J a, nais l’occasion n’a eu le pouvoir d’en faire un larron ; son intégrité estber ' S ^ a *f man dé pour éteindre le feu à la Banque de France , il ne détour-g 1 P as Ul) e pièce d’or, pas un billet.

sa V j^ f! 11 es[ point seulement pour combattre la flamme que le pompier est debout ;'sdanee découvre l’étincelle cachée, et, par un continuel exercice, il se met en