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Tome cinquieme.
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L’ARMÉE. -I(M

l'évélé par ce proverbe populaire : Boire comme un pompier ; proverbe dont l’exac-tilude est constatée par une expérience journalière. Ou accuse aussi le pompier deconsacrer trop de temps aux amours; mais le moyen de résister aux agaceries descuisinières, des brodeuses et des blanchisseuses de fin! Il a une femme quand il"’a point d'épouse : c’est sous ce dernier litre qu’il désigne sa moitié légitime. Ilserait trop a plaindre s’il était condamné à ne jamais connaître d’autres feux queceux de l’incendie.

VETERANS. RETRAITES.

De même que les gendarmes et les pompiers, les vétérans stationnent à l’inté-■aeur : braves gens qui se conservent soldats par le souvenir; espèce intermédiaireentre l’armée active et les invalides

Il a été successivement créé, organisé, réduit, modifié des compagnies de sous-officiers-vétérans, fusiliers-vétérans, cavaliers-vétérans, canonniers-vétérans, vété-ra ns des troupes du génie, et gendarmes-vétérans 2 . Ces compagnies sont le refugedes militaires qui, comptant quinze ans d’activité , sont trop âgés pour pouvoircompléter, a soixante ans au plus tard, le temps de service nécessaire à l’obtentiond’une pension de retraite. Elles sont également l’asile des soldats encore verts,’fiais affaiblis par des blessures qui les condamnent a s’exiler de l’armée.

Huit compagnies de sous-officiers-vétérans et dix de fusiliers sont disséminéesta| it dans la capitale que dans les villes où il existe des maisons de détention, etdans certaines petites places qui ne méritent pas une garnison plus valide. A Paris ,elles gardent le ministère de la guerre , le Jardin des Plantes et les vénérables légis-^oteurs du Luxembourg : similis simili ejaudcl. Les sous-officiers se distinguentex terieurement des fusiliers par une boutonnière en or, placée à chaque côté ducollet de l’habit et de la capote.

Quatre compagnies de cavaliers-vétérans sont casernées a Caen , a Saint-Maixent,a Guéret et à Auch , afin d’aider de leur concours les agents des dépôts de remontedablis en ces villes. Treize compagnies de canonniers-vétérans, qui se recrutentP ar nii les militaires de l’artillerie et de la marine , sont affectées au service de l’ar-Gllerie dans les places et sur les côtes. Les vétérans des troupes du génie ne forment*î u une seule compagnie, organisée à Metz , pour être employée dans les citadelles,SUl vanl les besoins du service du génie. Les deux compagnies de gendarmes-^îerans établies a Riom reçoivent dans leur sein ceux qui se trouvent hors d’état

Apporter les fatigues du service, avant d’avoir acquis des droits â la retraite.

a x °5'<;z Invalide, tome II, page 217.

Ig iloiiuiiuces des 2 avril 1818, ta mars 1821 ; 20 novembre, SI décembre 1830; 22 janvier, 26 juillet,v *cr > i8' 1>rC 17 Cl 19 llovcllllll ' c IST,I ; 17 juillet tSli; 10 septembre 183); 10 décembre I83S; 8 jan-