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Tome cinquieme.
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LKS ECOLES MILITAIRES.

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passent le pont des Roches, et entrent a Vhôtel des Spectacles avec l’impétuosité'l’une avalanche. La pièce est interrompue ; les acteurs attendent que ces messieurssoient installés; les bourgeois murmurent ou sourient. Durant la représentation,Horel saisit les premiers aperçus de la discipline : il en comprend la rigueur, env oyant un malheureux ancien disparaître sur l’ordre d’une autorité compétente,el aller se livrer il la méditation dans la solitude de la salle de police. Borel re-marque en môme temps que chaque élève semble disposé à prendre fait et causePour ses camarades, et que la fraternité de la royale s’est transmise à l’école deMetz . Cet esprit de corps y est fortifié par le sentiment d’unité et de cohésion mili-aires, qui se manifeste toutes les fois que les sous-lieutenants messins sont en con-•act avec les bourgeois.

Trois jours sont employés a fêter l’arrivée de la promotion nouvelle, traitée auxbais des généreux anciens, sauf a déverser sur les futurs conscrits une semblablelibéralité. Une partie du dernier jour se passe a visiter les bâtiments; le conscritadmire, dans l’ancien couvent de Saint-Arnould, la bibliothèque, le laboratoire dec bimie, les riches collections d’armes, de modèles, de machines, de minéraux, d'in-struments de physique. La vue des deux pavillons de la llaute-Seille, où logent lese lèves sous-lieutenants, lui cause moins de satisfaction. « Voilà ta chambre, lui ditI ancien ; ça n’est pas beau, et, en revanche, ça n’est guère commode. Des mursblanchis à la chaux, des rideaux rouges, des meubles en noyer, un petit miroir, etl,ü pot à l’eau en faïence! La vie des élèves de Metz a été toute bouleversée depuisl’adoption de cette nouvelle mesure, le casernement! Le joug de la discipline nouse lait autrefois léger; de joyeuses bombances, de mystérieux rendez-vous nous fai-s aient oublier la topographie et l’art militaire ; rien n’était plus aisé que de se dé-lller ' de l’autorité, d’endosser le soir son bourgeois, son pékin, et de se divertirtn fiocchi; mais nos beaux jours, nos beaux soirs sont passés, c’est à peine si nousPouvons nous permettre bien clandestinement deux ou trois maîtresses. Il fautle ntrer à la Seille à onze heures, s’éveiller au son du tambour, descendre par deux0,1 par trois, se ranger devant la porte de l’escalier et répondre à l’appel du capitaine.*°ut officiers que nous sommes, on nous traite comme des soldats. »

Le troisième jour, après une station au Heaume, commencent pour deux an-lle es les cours de topographie, construction, mécanique, artillerie, etc. Avant d’en-l| ' er aux salles d’études, la promotion présente ses hommages au général qui, dans"‘te harangue bienveillante, exhorte les élèves à travailler, à gagner promptementj® grade de capitaine. En sortant d’entendre ce laïus , qu’il n’a pas écouté avec touteaitention convenable, Borel demande b son ami quelques renseignements sur lesautorités de l’école. « Le commandant, lui répond-on, est un homme b la fois juste*1 sévère. En s’occupant activement de l’école, il réduit les fonctions de comman-’laut en second b une quasi-sinécure. Ces deux dignilaires marchant côte b côte etParallèlement, l’un est inévitablement éclipsé par l’autre. Si le commandant laisse

^ X pre&a«inn locale. I ne fmlificalio» ol déiilce de l'ennemi quand il ne la voit pas-