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LES ÉCOLES MILITAIKES.
ils en regardent plusieurs comme des inutilités, et croient pouvoir s’en affranchir;mais une punition sévère et intempestive vient réveiller leur zèle, landis qu’ 1111conseil paternel aurait produit bien plus d’effet. Si parfois on leur inflige une I» 1 'nition qu’ils n’ont pas méritée, oh ! alors, au lieu de la subir et de réclamer ensuitleur caractère se révolte il l’idée de l’injustice : ils réclament avec aigreur; et denouveaux arrêts, cette ultima ratio des supérieurs, viennent les rappeler a l’ordre, e'leur prouver que le premier devoir du militaire est l’obéissance passive et absolue-
Beaucoup de colonels, bons et humains, ramènent au bien par de bons conseilcette jeunesse ardente et qui supporte difficilement le frein ; mais d’autres, ne sym-pathisant pas avec elle, au lieu de couvrir du manteau de l’indulgence les premièresfautes du jeune homme et de le ramener par des sentiments, l’effrayent par la sévé-rité. Ils feraient mieux d’employer la patience; ils ignorent que les jeunes gens,ainsi que les jeunes chevaux, doivent jeter leur gourme, et que cette maladie unefois passée ils n’écouteront plus que la voix du devoir et de la discipline. On em-ploie les punitions, mais ils se raidissent contre elles; alors le dégoût s’empared’eux, et beaucoup quittent l’armée, dans les rangs de laquelle ils auraient pu brille 1 'un jour.
D’autres, plus patients, courbent la tête devant l’orage, s’habituent aux puniti° llScomme les chevaux a l’éperon, et opposent à toutes les contrariétés une force d’i-nertie difficile à vaincre. Enfin, au bout de quelque temps, ils se rompent a celle viemonotone du régiment, font leur service avec conscience et exactitude, en répéta 0 'comme leurs autres camarades : .Si seulement d’ici à demain il m’arrivait un ^' irtage de trois mille livres de rentes, je donnerais bien vite ma démission.
D’autres, sentant le besoin de s’adonner a une carrière que les circonstance 5peuvent rendre brillante, portés par caractère à l’étude, travaillent leur métier,prennent goût à l’état militaire, et souvent le choix qui tombe sur eux vient le*récompenser du zèle qu’ils mettent à remplir leurs devoirs. Plusieurs fois j’ alentendu demander de quel œil on voyait dans les régiments les élèves des école?militaires: c’est ici le cas de répondre à celte question. Dans beaucoup de corps, i 1existe entre eux et les officiers sortis de la classe des sous-officiers une ligne <1°démarcation bien tranchée. Il n’y a pas entre eux mésintelligence, mais le* irsrapports sont sans intimité, leurs relations se bornent h celles d’une politessefroide et réservée. Dans ce cas, il y a de la faute des uns et des autres, Les P re 'miers, manquant quelquefois de tact et d’expérience, s’aliènent l’amitié de lm ,rScollègues; les seconds, blessés dans leur amour-propre, sont jaloux de la jeunesse e 1de l’instruction des autres : tacitement, ils leur reprochent le choix qu’ils obi'® 11 '
lient et la promptiLude avec laquelle ils ont gagné leurs épaulettes, sans songe 1 ’
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sacrifices d’argent que leurs familles ont faits et au pénible noviciat auquel* °' Üdû se soumettre auparavant. Dans d’aulres, cette ligne est beaucoup moins tranché 1 ’;dans la plupart, elle n’existe pas, et l’harmonie la plus parfaite règne entre lo« 5 -La guerre ferait bientôt disparaître ces teintes nuisibles et choquantes qui dépare 11 'le tableau : ils comprendraient alors que tous sont miles à la patrie - que les officier?de ees deux classes sont également aptes à obtenir les grades les plus élevés Ae I* 1hiérarchie militaire, et que tous les rouages sont importants dans le jeu de celte