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LES ECOLES Mil. Il’A II! K S
ÉCOLE J)K SAÉMÉli.
Les touristes appelés parla curiosité à visiter les rives si vantées de la Loire on 1sans doute aperçu la charmante petite ville de Sauinur aux prairies verdoyantes,aux îles pleines d’ombrages, et dont les maisons, coquettement assises entre l aTliouet et la Loire, se mirent avec grâce dans les eaux de ces deux rivières-Arrêtons-nous un instant pour y visiter l’école loyale de cavalerie. L’école, vasteet magnifique bâtiment composé d’un immense corps de logis et de deux ail eSspacieuses, fait face à la Loire. A droite sont les forges, la sellerie et les écuriesdu manège, renommées entre toutes par leur beauté et leur distribution. A gauchel’on trouve les écuries de la troupe et des officiers, lînlre tous ces bâtiments s’ctei* 1 *le Chardonnet ou terrain de manœuvre. Derrière l’école sont les prairies du haras-Le pavillon de droite est occupé par les officiers-élèves. Chacun d’eux possèd<une petite chambre et son ameublement réglementaire. Il consiste en trois chaise^une table, une commode et un lit de fer. Heureusement les ébénistes de la vill®idont les magasins sont bien assortis, leur donnent le.moyen de compléter le moi»lier de leurs appartements où ils sont forcés de rentrer tous les soirs 'a onze hein e! ’-L’on s’assure de leur présence au moyen de fréquents contre-appels. Le paviH 0 "de gauche est occupé par les cavaliers. Chaque étage sert au logement fi ""escadron. Un immense corridor court dans toute la longueur des pavillons. Lesécuries du manège, si remarquables par leur beauté, contiennent environ fi ellXcents chevaux ; tous sont entiers et ne sont pas ferrés des pieds de derrière, afin fl lUles atteintes qu’ils se donnent soient moins dangereuses. La manière dont ils sondressés est non moins remarquable que la beauté et l’élégance de leurs formes, Leschevaux de carrière, qui sont de race anglaise ou normande, se recommandent 1 |J|
leurs allures vives et allongées. Ils sont destinés il sauter les fossés et les barrir’ 1 ° s ’
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Une vingtaine de vieux chevaux usés, (pie l’on appelle chevaux d'armes, ser>officiers dont les montures viennent à tomber malades. La sellerie et les forgesremarquables par l’ordre et la symétrie qui y régnent. Lorsque tous les foyersanimés par les soufflets, et que les marteaux retentissent en cadence sur les no' 11breuses enclumes, on se croirait au milieu des ateliers de Vulcain. Le manège i |el ’ >par sa beauté, sa grandeur et la hardiesse de sa charpente, fait le sujet de l’afiju'j - ^tiou des connaisseurs. Scs dimensions surpassent de beaucoup celles de lo* lS ^manèges connus. Pour le service, les cavaliers de l’école sont assimilés à ceux <régiments. Us ne sont exempts que des gardes d’écurie et des corvées de cour Les P‘lelreniers en sont chargés. Ils servenlaussi de domestiques aux officiers. Ivrogne® P a 'nature et paresseux avec délices, ils sont surveillés dans leur service par d’aircie^sous-officiers au dos voûté, aux longues moustaches grises, et parmi lesquelsretrouve ces types de troupier de l’Empire, que l’on ne voit plus maintenant q» ‘
Invalides ou dans les lithographies de Ha flot. Le pcrc Jacob, ancien dragon fi c
garde impériale, jouit â l’école d’une réputation justement méritée: on lad" 1