i, lis ecoles milita lit es.
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cuire les liiibilants iT'Ia garnison. IJopiiis, les choses ont Lien changé. et la sym-pathie, sans que l’on puisse en préciser les motifs, a disparu entièrement. De celbantipathie résullentsouvent des querelles (pii, malheureusement, ne se termin®" 1pas par des canards plumés, et la phrase de rigueur : « Vous êtes Français , n<|1,>sommes Français , qu'on s’embrasse et qu’ ça linisse! n La vie de Saumtir, à p al *quelques parties et les réunions du café, est une vie de fatigue et de travail- ■-tableau de l’emploi du temps est couvert de chiffres comme une page des comp ttSlaits de liarême... Tous les élèves sont d’autant plus intéressés a s’instruire, q» c * C!<notes qu’ils emportent de Fécole peuvent influer d’une manière sensible sur la s lllt{>de leur carrière. Ils ont sous les yeux l’exemple de leurs camarades qui, P 0111n’avoir pas bien employé leur temps, sont forcés d’aller servir dans des régin ielll>d’infanterie; tous redoutent celte humiliation. Fnlin le jour du départ appr° c * ,e 'Les réunions au café deviennent plus nombreuses et plus animées. Parmi ces t«' cSardentes et exaltées, dans lesquelles la sève retenue par la rigueur de la discip) ,l,< ’fermente sans cesse, il existe des capacités naissantes, des jeunes gens d'unricheav®nir. Dans certaines occasions l’esprit pétillé, l’animation s’échappe eh jets de flanui"Au moment de la séparation, l’on fraternise au bruit des verres et autour de j aflamme bleuâtre du punch. L’imagination s’exalte, les chansons à boire se suce»dent. Sur la fin la conversation prend une tournure plus sentimentale et l’on sesép anles larmes aux yeux. Dans l’état militaire le départ est toujours pénible. Le i’ e o r|ment est une maîtresse aux dehors séduisants, une amante coquette et paree ■laquelle on s’abandonne avec amour. Et quelle est la maîtresse, si rigoureuse q» eait été, dont on se sépare sans verser des larmes?
Les écoles de cavalerie n’ont pas encore un siècle d’existence, ('.elle de Saun 1111 'été organisée par M. le général Oudinot, qui, après le carrousel de 1841 d° nt ^résultats ont été très-reinarquables et auquel pour la première fois l’infanteriel’artillerie ont pris part, a dit avec bienveillance aux élèves : « Dans quelques anne® sce ne seront pas seulement les populations du pays, ni même celles de la l‘ ianCtqui viendront admirer les résultats de ses travaux : ce sera l’Europe . » A" cl,nsystème n’atteint la perfection. L’école de Saumur , ainsi que toutes les autres, a sC ^partisans etses adversaires ; les uns trouvent qu’on s’occupe de l’éducation mili 181 ^aux dépens de l’équitation, qui selon eux devrait être la base de l’instruction,autres soutiennent le système opposé, et disent qu’on ne saurait trop s'occupe' 1 <1®théorie militaire. L’examen de toutes ces questions nous entraînerait hors du ® alque nous nous sommes tracé. Content d’avoir esquissé les mœurs de l’école, 11laisserons h d'autres le soin de trancher cette question.
Ailliuc snb judiee lis est.
<0 novembre I8fl.
Raoul de la Barre.
1 Voir, pour le carrousel île celle aimée, un excellent arliele sans nom d'auteur, et <|ui a l ,a,M 11,1,1numéro île la Sentinelle de l'armée daté du 24 octobre.