Band 
Tome cinquieme.
Seite
159
JPEG-Download
 

EC.O L K DK SAliMMi.

I :»*)

cp s clameurs, le juif se sauve sans avoir recouvré ses créances, cl se proniellant de■’flpincer ses débiteurs. En effet, le jour de départ, les Anglais bouchent toutes leslss nes, et les cavaliers, pour échapper a l’œil perçant de ces vautours, employeni( ' ingénieux déguisements : lorsqu’ils sont parvenus sans encombre sur le pontdu bateau à vapeur, ils rient alors de bon cœur en voyant la ligure pileuse desfournisseurs désappointés. Quelquefois, pour insulter davantage à leur malheur,'fo joignent a leurs rires celte pantomime signilicalive usitée chez les gamins et'lue Rabelais nous explique avec détails dans le chapitre \\ de Pantagruel : Com-ment Nazdécabre par signes répond à P (marge, qui l’interroge sur son mariaige.Mais nous ne partirons pas de l’école sans entrer dans quelques chambrées.'• heure du repas approche. K’homine de chambre et le suivant se disposent h allerc 'iercher les gamelles de six qui contiennent le dîner. 11 se compose ordinairement'folard et de purée : c’est ce qu’en terme de mépris les cavaliers appellent les por-tons nankin. Ka gamelle est apportée. L’homme de chambre, pris parmi celui desfocus 1 qui est le plus jobard, tourne le dos au plat. Le plus ancien, imitant le manègee " usage dans les jeux innocents lorsque le gage touché est condamné a faire le testa-ment, désigne chaque portion avec sa cuiller. « Pour qui celle-ci? demande-t-il.

Pour un lei, » répond l’homme de chambre. Il va sans dire que la plus mauvaise°st toujours réservée a celui qui tourne le dos au plat. « De quoi le plains-tu?Jobard, c’est loi-même qui l’as désignée. » Que voulez-vous qu’il réponde h cet argu-ment? Les grades honoraires exercent presque toujours une certaine inquisitionoontre les bleus dont le physique leur déplaît ou prête au ridicule. A l’appel dumatin, une tête à baquet 2 se présente. « Vous serez appointé de deux corvées pour'dre en retard. —Mais, maréchal des logis, je suis le premier. — Ah ! vous raison-nez, vous en ferez quatre. » Le cavalier, exaspéré, court chez le maréchal des logiso'>ef. Ce dernier a deviné quel motif l’amène. — « Vous venez réclamer encore?■'ailes bien attention à ce que vous allez dire, car je double la punition. » Ces parolesmierloquent le malheureux, qui prend le parti de se taire et d’exécuter la corvée.~~ 11 Au corridor pour la conversion! » s’écrie un des anciens. Tous sortent a ceS| 8nal, et accompagnent de leurs rires l’infortuné qui exécute la conversion 3 ; le sort( '«cide des autres corvées. « Au corridor pour tirer la paille ! » s’écrie le brigadier( ' e semaine. Tous les hommes de corvée arrivent. Au moyen de pailles qui glissent les""es dans les autres et que l’on met dans une théorie, le brigadier trouve toujours lemoyen de favoriser ceux qui lui plaisent. Si le gradé est un cuirassier, le sort désigne'"'esque toujours un dragon, et réciproquement; de l’aunesource fréquente dedispu tes

de duels. Lorsqu’en 1765 le magnifique corps decarabiniers vint tenir garnison à^ a "mur, oii ils bâtirent, en I7(i8, l’école actuelle, les bourgeois de la ville, enchantés( ' e posséder pour la première fois un régiment, sympathisèrent vivement avec tousCes jeunes officiers ; les relations d’affabilité et de politesse furent bien vile établies

l'ci’iuc pur lequel on désigne les cavaliers nouvellement arrivés.

Jobard que l’on désigne entre Ions pour aller vider le baquet aux urines.

Porter le baquet. On lui donne ce sens, parce qu'en descendant les escaliers, les cavaliers de corvéeSr>,| t obligés de tourner plusieurs ibis sur eux-mêmes.