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Tome cinquieme.
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LE GARDE NATIONAL.

Timide en chef. Ce corps honorable esl. recruté principalement parmi les boucherset les serruriers.

« Passons au tambour.

« Le tambour est l’ârne damnée dusergent-major. Il porte les billets <1°garde, et quand il est assermenté, l escitations du conseil de discipline- Letambour prélève sur notre bourse 1111véritable impôt, sous le triple prétextede blanchir nos buffleleries, de nousoffrir ses vœux de nouvel an, et de salueiles officiers nouvellement élus. Au poste,il met un prix à ses moindres services,bavard à l’excès, importun, quémandeur,buveur, familier, il est toujours pt'êt *prendre parti contre vous avec les lousliesde la compagnie. Comme il a servi dans

la ligne, et qu’il prétend se connaître enfait de troupiers, il ne manquera pasdire son mot sur la coupe de votre habitet votre tenue sous les armes. Il y a toute-fois un moyen d’opérer sur le naturel dutambour une assez heureuse modifie*"tion, c’est d’accepter les services de safemme ou de sa maîtresse, presque toujours blanchisseuses en lin. Dès ce mo-ment, il est votre ami, et au besoin votreprotecteur. D’ailleurs, la place est bonne; il joint aux produits de ses bons ofh’ ceSauprès de messieurs les gardes nationaux une rétribution régulière dont le fondsest fait par la ville, et une haute paye sur les cotisations mensuelles de la com-pagnie.

" 11 y a plus de dignité et de retenue chez le tambour-maître. Le lambour-niaîb*ne tend jamais la main ; mais il n’est pas non plus besoin de la lui ouvrir. S dpartage avec ses hommes le produit des aubades et des sérénades, c’est P alC 'qu’ils ne peuvent se réunir légalement sans lui, et qu’il ne saurait ensuite raisonnablement se dérober a l’effusion de leur reconnaissance.

« Le tambour-major est l’enfant gâté de la légion. Le colonel et les chefs de hat*ill°n lui font des douceurs, et il n’est pas rare de voir les chers de légion deParis se le disputer, se 1 arracher, au prix de sacrifices personnels, s’il est .demière taille et d’une bonne tournure militaire. Les jours de revue, on leon ne se lasse pas d’entendre l’éternel récit de ses campagnes et de ses amours, onpartage avec lui les cigares et les comestibles. Aussi s’attache-l-il â répondre dig««"ment à tant de marques d’intérêt : son uniforme est somptueux, il se couvre < r