LE GARDE NATIONAL.
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P' ineipe de l’égalité, je vous en remercie pour ma part. Je cesse de m’opposer il mon
inscription... »
L’expédient faillit réussir. Trois membres du conseil me désignèrent comme unfactieux, et parurent craindre d’introduire dans les rangs de la garde nationale undénient de désordre ; la majorité éventa la ruse, et mon inscription fut maintenue.
L’est alors que je maudis ma boutique, qui m’immobilisait en quelque sorle a"ion domicile, et me livrait pieds et poings liés a l’institution, quand tant d’autres'Avaient, pour lui échapper, la ressource d’une promenade dans les douze arrondisSe »ienls, ou la faculté de se dissimuler sous un pseudonyme féminin.
CHAPITRE II.
La revue du Chaïup-de-Mars. — Je veux être artilleur
Eorcé de céder, je voulus au moins ne faire mon service que dans une arme delu °n choix; et pour me fixer sur ce point délicat, je me rendis au défilé d’une grande' ev| ie du Cliamp-de-Mars.
Le temps était superbe, la garde nationale nombreuse, et la foule immense.
Le délilé commençant, je priai un voisin, pour qui l’institution paraissait n’avoir'">cun secret, de me faire la monographie des corps qui passaient devant nous. Il yconsentit, et prit immédiatement la parole :
" Voici, me dit-il, le sapeur porte-hache !
.H'ît
«Admirezl’ampleur, la variétéetleluxede son équipement, puis cette gravi léolympienne qu’il doit surtout à son em-bonpoint (le voisin me prenait par monfaible ). Le sapeur a des privilèges quile dédommagent des frais assez considé-rables qu’exigent l’achat et l’entretiende son uniforme. Il marche a la tête dela légion, et apparaît le premier auxyeux de la foule empressée. Les jours deservice, il conduit la légion aux Tuile-ries, et revient sur-le-champ dans sesfoyers. Les tours de faction lui sont in-connus. C’est le colonel qui nomme lessapeurs porte-hache, et chaque légionparisienne en compte sept par bataillon ;ils élisent eux-mêmes leurs quaire ser-gents, el le sergent-major qui les coin-