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Tome cinquieme.
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I.li G A lî 1) K NATIONAL.

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1 époque où le debarquement de la duchesse de Berry lait craindre une secondeVendée . On voit alors les milices des villes partager tous les périls de la troupe del'Sne, s’engager avec elle dans les expéditions les plus aventureuses et s’exposer'''nsi, non-seulement aux balles, mais encore aux vengeances secrètes de l’ennemi'.

CHAPITRE V

Je me venge de mon sergent-major. — Ma conversion — Je suis amnistie.

U prison avait un peu amorti le feu de mes antipathies contre le service, et je111 étais déjà écrié plus d’une fois, parodiant un célèbre empereur romain : « Gardenationale, tu as vaincu ! » Mais, quand j’eus été rendu quelque temps aux douceursdu foyer domestique, mes dispositions changèrent, et je repris mon premier pland hostilités. Le tambour m’ayant, dans la même semaine, porté un nouveau billetde garde, je protestai devant lui de ma ferme intention de n’obéir jamais, et je ledéchirai à ses yeux.

Delà nouvelle citation devant le conseil de discipline. Je refuse de m’y rendre : —c °udamnatiou à trois jours de prison comme récidive. — Je dédaigne de former op-position : — arrivée du garde municipal ; — je retourne aux carrières.

Cette fois, je parus avoir lassé définitivement mes ennemis : les jours, les moiss écoulèrent, et je pus jouir en paix de la lune de miel qui brillait encore à monhorizon conjugal. Ma sécurité fit même bientôt de tels progrès que je me crusussez fort pour braver le sergent-major, et pour tenter de lui jouer un tour de mahiçon. Devenu principal locataire de la maison, j’avais pris un portier de mon«hoix. Par un arrêté de mon initiative, dont il accepta avec joie l’exécution, les^cataires devaient être rentrés avant minuit, sous peine de ne pas rentrer du tout,hedit arrêté était surtout dirigé contre mon sergent-major, le reste de la maison seCo, Jiposant de paisibles rentiers invariablement couchés à dix heures. J’avais calculéJUs le: deux jours après la mise en vigueur de mon règlement, minuit sonna et'•ion sergent ne parut point. A minuit et demi, je l’entends sonner. J’ouvre aussitôtfenêtre : « Monsieur, lui dis-je, il est plus de minuit, et vous connaissez le règle-

dernier fait, un fait contemporain va démontrer toute la puissance d'action, toute la force de“Poutanéité dont la garde nationale peut faire preuve dans les éventualités graves. Depuis 1836, c‘est-à-® depuis l'époque où la révolution de juillet, définitivement admise ou plutôt amnistiée par l'Europe ,_ Permis au gouvernement de compter sur le maintien de la paix, le service de la garde nationale,egalement suspendu, ne se faisait plus (pie dans quelques grandes villes ; tout à coup se répand la nou-f du traité du 15 juillet 1840 sur la question d’Oricnt... Quinze jours après, un million d'hommeslis/T** vo * onta >i’emcnt repris leur service; un mois après, trois cents bataillons pouvaient être mobi-