LE «.AUDE NATIONAL.
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ment. Je suis votre serviteur de .tout mon cœur. » El je refermai ma fenêtre en riantaux éclats. Le sergent coucha dehors!
Le lendemain matin je recevais un billet de garde !...
Ici un refus de service pouvait avoir des conséquences graves, je le savais, J cconnaissais la loi... Mais, d’autre part, j’avais a cette époque des raisons pour ne p aSquitter trop longtemps le domicile conjugal, la province venant d’expédier un cou-sin à ma femme. Tout hien pesé, je- persistai dans ma ligne de conduite, et neparus point au poste. On s’y attendait,car dans les délais de rigueur je me vis assi-gné a comparoir devant messieurs les juges composant la septième chambre <1*police correctionnelle, pour me voir condamner, comme manquant habituellenieu 1au service, à l’application de l’article 92 de la loi organique du 22 mars 1851 •
Cette assignation me donna énormément à penser. Il n’y avait pas à s’y trompesi je persévérais, un abîme s’ouvrait sous mes pas. Ce jour-l'a, je fis une avance à monsergent-major, qui put entrer passé, minuit. Cet homme n’avait pas le cœur <1"bronze que je lui supposais; il se montra reconnaissant. La septième chambrem’ayant condamné par défaut au maximum de la peine, dix jours de prison, il niefit passer l’avis officieux d’adresser au roi une demande en grâce, b l’occasion <' esa fête qui était prochaine. Le conseil était précieux, je le suivis sans délai, el ' crépublicain farouche qui s’était présenté au conseil de recensement avec lesoU'peaux de 95, qui, au conseil de discipline, avait tonné, au nom de l’égalité, coiiticl’organisation de la garde nationale, n’éprouva pas le moindre embarras b signer salettre : « Le très-humble et très-fidèle sujet de Sa Majesté. » Toujours sur les a' isofficieux de mon sergent, j’allai suivre à l’état-major l’effet de ma pétition, q"' ^ nltransmise, sur ma promesse de faire amende honorable de mes fautes passées, a"ministère de l’intérieur , d’où elle parvint jusqu’au cabinet du roi, sous la fon lied’un projet d’ordonnance d’amnistie que Sa Majesté daigna signer.
Quelques amis prétendirent que j’avais commis le crime irrémissible de sacrifie’ 1mes convictions politiques, en implorant la clémence royale; que mieux eût valudonner 500 francs d’honoraires à un avocat pour attaquer devant la cour supi c ,I,ele jugement qui m’avait condamné. Merci!
CHAPITRE VI
Je monte ma garde en biset. — Je suis persécuté. — Mon sergent-major. — Réconciliât* 0 " -Le grand et le petit Tamerlan.
Mon parti était pris; j’avais-arrêté de faire désormais exactement mon sei
Je vis donc venir sans effroi le billet de garde qui me fut adressé dans la
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de l’ordonnance d’amnislie
n iu imiei ui; ijui me nu aurusse uana
. (On ne perdait pas de lemps, comme on voit.)