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connues, non pas même à la misère de la femme de théâtre, de la chanteuse sansvoix, de la Célimène sans dents, de l'égrillarde Marion qui a mis en gage sonvert. Au moins quand ces pauvres victimes de l’art, dramatique et du fanatisme n""pitoyable de la foule arrivent, comme c’est la loi commune, à l’indigence et à la vieil"lesse, pouvez-vous retrouver toujours, sur le cadavre de cet artiste anéanti, quel'que vestige des Belles années, quelques parfums évanouis, quelque (in duvet des; écoulés, quelques restes épars de Bonheur et de gloire. —L’amour apassé par là, vous dites-vous, en voilà Bien assez pour soutenir toute cette vieil'lesse; mais la femme dont nous parlons, mais le Bas Bleu, juste ciel! Regarde*"'®venir, lenanl sous le bras son cabas domestique, ou plutôt sa hotte littéraire ; 8 " 1le visage de celle femme rien n’est resté, ni la Beauté , ni la jeunesse, ni la gtoi>' e )ni le succès, ni rien de ce qui console d’êlre une vieille femme pauvre et seu' e )abandonnée à tous les caprices et à Ions les vents ; non certes, l'amour n’a P ,,spassé par là. L’amour a eu peur de ces lèvres pincées qui vomissent incessammentles rimes des deux sexes; l’amour a reculé devant ces affreux doigts lâchés d’encre»l’amour n’a pas voulu de celle femme qui ne songe qu’à vendre à la page et a "volume le peu de bon sens que contient son cerveau, le peu d’honnêtes passion 8que renferme son cœur. Vovez-la donc dans la rue, trottinant, les coudes serre 8contre la taille, la tête liante, le regard Baissé, un bout de manuscrit sortant de 81,0cabas ; puis regardez à ses pieds ; veyez-vous dans cette vieille chaussure ce bas q"js’enroule ou plutôt qui se déroule, est-ce un bas bleu? C’est un bas sale! Tope l® -vous avez tout à fait l’origine du mot. C’est la grande habitude et le grand sign®leinent des femmes hommes de lellres, de ne jamais s’occuper de ces minces délai ' 8de la vie de chaque jour. Porter il une jambe bien faite des bas blancs et bien lires -donc ! nous abandonnons ces petits soins aux mièvres Parisiennes, qui n’ont pas d a"Ires occupations que de se laisser vivre et être heureuses ; mais nous autres qui 98pirons à la popularité et a la gloire ! — nous autres, les grands écrivains du bca"sexe, nous, les Walter Senti en jupons, les Shakspere en spencer, les Molière e "bonnets fanés, nous n’avons pas le temps de regarder ce qui se passe à nos pieds. é"voilà tout simplement l’origine du mol bas-bleus, lisez Bas sales et troués. CeH eorigine est brutale, sans doute, mais elle est juste; d’ailleurs, s’il est vrai que nl ®ladie nommée soit à moitié guérie, ainsi pourra se guérir celte maladie de la l' tierature féminine, quand on saura qu’elle s’appelle la maladie des mains peu lavee 8 ;<les cheveux mal peignés, des gants troués, des ongles noirs et des haillons.
Mais, allez-vous dire : — Vous entreprenez là, mon cher, une déclamation <:on* rel’esprit des femmes, c’est une déclamation faite depuis longtemps, et noussavfU"à l’avance tous les arguments dont vous allez vous servir.—J’avoue qu’en elfe 1 ‘maladie desesprils féminins est une maladie aussi vieille que le monde. H faudrremonter, pour bien faire, à l’histoire d’Ève, notre mère, et de la première ponuu";Cependant, pour n’être pas accusés mal à propos de haine et d’injustice, et d’un p ! '^'pris mal séant dans un si grave sujet, nous reconnaîtrons tout de suite les droits 4génie, quel que soit son sexe, voire même les droits de l’esprit et du style, quand ia esprit et style. Mieux que personne, nous possédons les grands noms de nos 8 °"