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Tome cinquieme.
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LA BELLE-MERE.

cfiérit, qu’on adore, surtout depuis qu’il est remonté vers les cieux, sa pairie ( pours °n bonheur et celui de bien d’autres), disent entre eux tout bas quelques intimesde la maison.

Pauvre jeune fille, qui, sans se douter de rien, vient habiter avec une figure sifraîche et souriante un cœur et une maison où toutes les places sont prises par ladéfunte, et ses souvenirs, et les enfants qu’elle a laissés; et son périrait, et sa harpe,01 ses livres, et tout un culte qui n’existait guère de son vivant, mais qui s'est établidepuis sa mort.

« Oh ! quel ange j’ai perdu, dit le mari avec un soupir, la première fois queMadame seconde demande une chose juste peut-être, mais qui ne plaît pas a mon-sieur. — oh ! quel ange vous avez perdu, répète-t-il a ses enfants, petits louveleaux"^pitoyables qui dévoreront tout, a qui tout appartient : héritage, amour, caresses,Adresse, tout est à eux ! Ce sont eux que l’on a aimés les premiers avec ces trans-P°rts de père qui ne se renouvellent pas à chaque nouveau-né comme ceux de la"•ere ; ils sont grands déj'a, ils sont beaux ; c’est pour eux que l’on s’est remarié,d"-on, afin que le fils trouvât un intérieur, et la fille un chaperon. Chaperon res-Peclable, en effet, qu’on a eu soin pourtant de prendre à seize ans, parce qu’encoref a ut-il Lien que chacun trouve son compte. Et s’il survient un petit enfant, quel•Bailleur! Celui-ci, c’est le fils de l’étrangère; on le déteste à l’avance, et c’est*"en pis quand il est né; il pleure, il crie, il gâte tout. Qu’il est fâcheux ! qu’iles Uaid! quel ennui! Les gens aussi se plaignent. Madame première faisait ainsi,c "e ne faisait point cela ; elle se levait plus tard et se couchait plus tôt ; elle don-nait davantage et se faisait moins servir. Oh! quelle bonne dame elle était! Nousav ons tous bien perdu. Et ces plaintes, souvent absurdes et mal fondées, sont ce-pendant sincères, car il y a une chose assez bizarre à observer, c’est que sur laJ err e les absents ont toujours tort, et les morts toujours raison. Il y a sans doutea cela quelque grande cause philosophique, mais nous la laisserons expliquer h deP'" s habiles.

Ce n’est point, nous le répétons, de cette pauvre remplaçante que nous voulonsParler; que faire? Un cœur de hasard est un cœur de hasard, il faut souvent savoir

fin

en contenter. Celui d’un veuf a son enseigne, les autres ne l’ont pas, et les plus

es y sont prises; les cœurs tout neufs sont très-rares : et quel homme a jamaispu donner son premier amour? toujours un autre l’a précédé. — Mais n’importef u ’une pauvre femme ne puisse pas s’arranger de toute la vieille friperie de senti-me nts que lui laisse sa devancière, et que de désappointement et de dépit elle<lev ienne une acariâtre marâtre. Ce n’est point de cette belle-mère que nous voulons"ous occuper.

^ Ce n’est guère non plus de celle qui devient belle-mère pour avoir une belle-fillee 'espèce appelée vulgairement bru; celle-là, nous avons en perspective quel-P' es raisons pour la ménager.

Cependant, on peut le dire en passant, c’est là une sorte de personne souventes 'dilficii e à vivre, mais difficile jusqu’à l’impossibilité.

Ole est jalouse à trois parties : jalouse de son fils pour sa bru, jalouse de sa bruv. 50