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Tome cinquieme.
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LE SERGENT UE VILLE.

des marchés, cl en outre toute force armée, garde municipale, sergents de ville.-gendarmerie, sapeurs-pompiers, et au besoin garde nationale.

Le préfet de police a deux missions principales: l’une politique, l'autre muni-cipale.

Il est vrai que depuis nos dissensions intérieures ou a prétendu que la pol> cepolitique absorbait entièrement toute l’intelligence de nos préfets ; qu’occupés sanscesse à la découverte de complots imaginaires ou réels, ils oubliaient parfois le sdevoirs de leur charge municipale ; mais c’est assurément une calomnie. On se r c "fuse a croire que des administrateurs éclairés préfèrent arrêter a grand fracasdeux ou trois Brutusde bas étage, au lieu de protéger un paisible citoyen attardeloin de son domicile.

Un préfet de police a Paris ne saurait être de ces courtisans qui négligent lasécurité d’une ville tout entière pour veiller uniquement à la sûreté d’une cour;un préfet de police à Paris ne saurait être un de ces hommes qui voient sans pil ,eleurs agents maltraiter les prisonniers politiques, et leur abandonnent sur eux unpouvoir arbitraire, parce que l’émeute peut les renverser du trône de la rue de Je-rusalem; un préfet de police à Paris ne peut être non plus de ces égoïstes qui I** 15 'sent leur ville sans défenseurs pendant la nuit, parce qu’ils ont une voiture pour 1® Sprotéger s’ils rentrent tard à leur hôtel. Mais la police a toujours tort aux yeux dupublic. Y a-t-il une émeute, — c’est la police qui l’a faite ; le choléra franchit-il l eSfrontières sans s’arrêter a la douane , — c’est encore la faute de la police ; assas-sine-t-on un bon bourgeois a domicile, — c’est par l’incurie de la police. Je ueserais pas étonné que l’on accusât la police de négligence si le puits de Grenellevenait à se tarir. Eh I mon Dieu, la police ne peut pas tout faire, elle est d’institu-tion fort humaine. Ne criez point qu’elle a fomenté l’émeute, elle qui a tantdepeine a la réprimer.

Le préfet de police connaît seul les agents secrets employés a la politique. C’<* stlui qui les reçoit, leur donne ses instructions, écoute leurs rapports et rétribueleurs services. Chaque mutation de préfet amène un changement dans ce personnel?beaucoup trop variable pour être étudié. Seulement nous devons dire en passa* 11

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que les espions envoyés dans les cours étrangères ne partent pas de la rueJérusalem. Chaque ministère a sa police secrète; celles du ministère de l’intérie° ret des Tuileries sont les plus importantes. C’est de là que sont expédiés nos rt* oUchards à l’étranger ou dans les salons de la haute aristocratie.

Le cabinet du préfet se compose de dix-neuf employés *. Aucune pièce ne sort é ece bureau sans avoir été lue, enregistrée et portée au préfet lorsque la note estimportante.

1 L'occupation de cea employés consiste dans l'ouverture, l'enregistrement, la distribution des letlre *’pièces et dépêches adressées au préfet et s'élevant par jour au chiffre énorme de deux mille, ta corrpondancc du préfet avec les ministres et les autorités pour causes politiques est faite aussi dans ce bui' 1 ^La formation des dossiers relatifs aux affaires politiques, le dépouillement des pièces adressées P ar .agents secrets, les réfugiés politiques, sont du ressort de ce cabinet, où se trouve en outre un regisl rCcontient le nom de tons les individus qui ont figuré dans les affaires politiques.