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LA MARCHANDE DK POISSON.
quartiers, on rencontre la sole et la limande; l’arrivée du saumon, de la raie, del’anguille de mer, est célébrée par mille voix, comme l’arrivée d’un prince. Lanouvelle part de la halle pour se propager vers l’orient et vers l’occident de la capi-tale. Bientôt on entend crier dans les rues Dauphine, de Seine, Saint-Martin et Saint-Denis :
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(Oui
Mer • luti
l’an * giiiis
ou le hareng : Hareng qui glace, tout nouveau! hareng nouveau !
Dans le quartier des Tuileries, tout le monde connaît la mère Marianne, soubonnet rond, sa figure enluminée, son bâton qui vient eu aide à sa jambe boiteuse,sa manne remplie d’aloses, sa hotte chargée de morue, et son cri : Morue d'Hollaiule!à l’alose ! à l’alose !
Aux marchandes de poisson succèdent les marchandes d’hultres avec leur chautexpressif : A la barque ! à la barque !
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Puis les marchandes de moules : La mouleau caillou!
lÜËëlElüSji
La moul’, la moul’ au cuil • loul
Le caractère original des poissardes ne perce pas médiocrement dans les mélodiesde leur invention, ou plutôt dans leur manière, de les chanter. Jamais voix humaine