LES MARAICHERS.
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charrette, des légumes, des fruits et des fleurs, ou qui vont, le matin, chercher àla halle un approvisionnement de denrées qu’ils colportent ensuite dans les rues, etrevendent aux ménagères trop éloignées du marché, ou Irop occupées pour avoir letemps d’y aller faire leurs emplettes.
La classe des maraîchers, c’est-à-dire des revendeurs de fruits, de fleurs et de lé-gumes, forme à elle.seule la moitié peut-être des milliers de crieurs qui circulentdans la capitale ; elle est incontestablement la plus riche et la plus variée sous lerapport mélodique. C’est chez elle qu’on rencontre les chants les plus remarquables,les voix les plus sonores et les plus fraîches, ainsi que les meilleurs chanteurs : lapartie musicale est donc ici d’une grande importance, et réclame une large part dansnotre travail.
Du matin au soir, les rues de Paris sont sillonnées en tous sens par de petites char-rettes attelées d’un cheval, d'un âne ou d’un chien, souvent même poussées par levendeur, qui chante sans discontinuer une mélodie bien connue des cuisinières duquartier qu’il fréquente. Ainsi fait surtout le crieur des quatre saisons. Vers le prin-temps, pendant le carême, et aux environs de Pâques , des voix de femmes et d’en-fants nous annoncent le retour des fleurs et des légumes ; c’est tantôt : Chicoréemurage !
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tantôt celle jolie mélodie, que j’ai si souvent entendu chanter sous ma fenêtre parune voix fraîche et argentine :
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A la même époque paraissent de petites voitures chargées d’œufs rouges et blancspar milliers, que signale à l’attention de l’amateur quelquefois ce cri : Voyez leurouges, etc.
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Plus souvent celui-ci : A la coque!
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ou bien : A six blancs tes rouges et les blancs /