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LES MARCHANDS D’USTENSILES DE MÉNAGE.
mais c’est plutôt en parlant qu’en chantant qu’ils déroulent le programme de leurétablissement ambulant, et cela avec une volubilité et des efforts vraiment inquié-tants pour la santé de leur individu ; vous êtes assourdi par les cris : Carions à vendre !qui veut des cartons P Carions ronds, carions carrés, cartons ovales, cartons à cham-pignons , carions à dentelles , carions à chapeaux, chapeaux d’hommes , chapeaux dedames ! A peine l’homme attelé derrière le magasin portatif a-t-il exhalé la dernièresyllabe, que sa compagne, attelée devant, reprend la litanie avec une. voix piaillarde,et sans faire grâce du moindre carton. Je n’ai jamais pu entendre sans irritation cettesorte de marchands, hurlant presque du ton de l’insolence, de la domination et de lacolère, l’inépuisable chapelet des différents articles qui composent leur industrie. Ilsont l’air de véritables furieux en criant : Cartons à vendre! et ce sont [peut-être lesnatures les plus pacifiques, des gens de mœurs douces, qui, le soir, après leur tra-vail fini, jouent une partie de loto ou tirent les cartes. II serait difficile de s’en douterquand on les rencontre dans la rue, criant leur marchandise.; leur visage est rouge,bleu et gonflé; les yeux leur soldent de la télé, et leur bouche s’ouvre si grande qu’onla prendrait pour un carton à manchon.
On rencontre fréquemment dans les foires des femmes qui organisent de petitesboutiques où sont artistement rangées toutes sortes de souliers, de pantoufles et degaloches, et qui chantent de minute en minute :
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Parlant.
souliers en .daim,
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On les voit aussi, pendant Tété surtout, parcourir les rues de Paris , ayant au brasun panier chargé de marchandises, et enjolivant leur cri de mélodies souventbizarres. Les chaussures qu’elles débitent sont d’ordinaire gracieuses et coquettes.Pourquoi faut-il que des qualités solides se joignent si rarement chez elles auxagréments de la forme extérieure !
Pour compléter à peu près la série des marchands que j’ai entrepris de renfermerdans ce chapitre sous un titre général, il me suffira de noter encore deux cris : celui desmarchands d’étuis de chapeaux qu’on n’entend plus aujourd’hui -.Voyez, à douze sous!
et celui des marchands de figures de plâtre, qu’on rencontre dans les rues portantsur leur tête une longue planche sur laquelle sont rangés indistinctement Louis XVI ,Napoléon, Lafayetle, el la sainte Vierge :
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