/MBurr
•? '<?«
A A.
ZÆ
Nous abordons un bien vaste snjcl. Pour peindreconvcnableinent l’ouvrier <le Paris , il faudrait fairede chaque métier la matière d’un chapitre séparé;«'■ir . mélier a son esprit, ses mœurs, son
langage, son allure. Il y a des métiers qui rappro-chent ceux qui les exercent des arts, de la littéra-ture, des sciences, et qui demandent plus de goût,de délicatesse, de connaissances, que de force phy-sique. Les individus employés et retenus dans cellesphère d’intelligence peuvent-ils être rangés parmiceux qui, enchaînés pour ainsi dire à la matière, trouvent dans la lutte inces-sante de l’esprit de l’homme contre son inertie, l’emploi et le tarif de leur vi-.gucur musculaire? L'ouvrier mécanicien, le peintre décorateur, le bijoutier, letypographe, par exemple, n’ont que bien peu de rapports avec le terrassier, le car-rier, le maçon, le lailleur de pierres. La différence du salaire creuse entre ces tra-vailleurs une ligne de démarcation aussi profonde que celle qui résulte de la naturede leur travail journalier et du milieu où il les lixe. Il y a donc sous ce titre géné-rique, l’Ouvrier de Paris , des classes aussi distinctes enlre elles que le sont, dans lemonde moral, l’ignorance et l’éducation, et dans le monde physique, l’aisance et lamisère. Et puis, où trouver l’ouvrier de Paris dans cette foule toujours croissanted’individus qui accourent a Paris de tous les points, nous 11e disons pas de laFrance, mais de l'Europe entière, dans l’espoir d’y prendre leur part de tout cetargent que l’opulence municipale, l’industrie particulière, l’affluence des riches de
V.