L 'OU V H I K K UE P A BIS.
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l'injustice du soi t, qui lui ont dû la guérison de celte lerrilile maladie, dont ledernier accès est le suicide! Elle est ici l'encouragement, l’éclair d’inspirationqu’attendait quelque génie inconnu pour faire éclore l’invention qui doit immorta-liser un nom dans les fastes de l’industrie ; elle est pour celui-là l’enseignement, ladouceur, la joie, la patience qui lui manquaient; elle est, presque pour tous le bonsens, sans lequel l’imagination n’est qu’une maladie ; la résignation, sans laquellela souffrance est le désespoir; l’ordre, sans lequel il n’y a pas de présent; l’é-conomie, sans laquelle il n’y a point d’avenir!
La mansarde de l’ouvrier a reçu la lille du peuple; et quel soudain changementla propreté, le courage, la joie ont opéré dans cet intérieur naguère si triste ! Commeces pauvres meubles se sont ranimés et s’épanouissent sous l’encaustique et la cire !un joyeux papier sème ses bouquets de roses sur la muraille aulrefois si jaune dansson humide nudité, et la croisée aux vitres nettes et brillantes s’ouvre gracieuse-ment derrière son rideau blanc et propret, pour donner accès à cet air ‘court sur les toits de Paris , dédaignaitt de porter ses caresses aux étages inférieurs,comme s’il se fût fait l’ami et le compagnon exclusif du pauvre ! A cette croisée, lesrayons du soleil levant viennent, chaque jour, caresser le front pur de la matinaleouvrière, qui travaille, en chantant, près des rosiers en fleurs dont son jeune maria pris soin de parer sa fenêtre. Elle chante en ayant l’oreille au bruit du dehors,car, de là, l’on entend peut-être le marteau qui frappe le fer dans l’atelier prochain,et c’est celui où il travaille. Assise près de là et réjouie par cette fraîche voix, ra-jeunie et touchée par les soins de la douce jeune femme, une vieille matrone qu’ellenomme aussi sa mère, depuis qu’elle est entrée de moitié dans les joies, dans lespeines, dans les affections de l’ouvrier, la contemple en silence; elle commence àcroire qu’elle aimera bien celle qui lui a pris pourtant la meilleure part des affectionsde son fils. Pauvre mère ! elle se reproche d’être une charge pour le ménage labo-rieux, tandis que ses enfants l’assurent sans cesse, en joignant leurs mains dans lessiennes, que sa présence attire sur leur humble toit les bénédictions du ciel.
En effet, le mari ne sait plus ce que c’est qu’un chômage, et l’ouvrage abonde aulogis pour la ménagère intelligente qui trouve moyen d’allier le soin de son mo-deste intérieur avec son état de couturière. Viennent encore des hôtes nouveaux,ils seront bien reçus! La prévoyante jeune femme cache dans un coin de son ar-moire de noyer un petit trésor destiué aux événements imprévus. Bientôt on puisea cette réserve de l’économie : un petit enfant va venir, il faut songer à la layette-Nouveaux soins, nouveaux embarras; mais grande joie pour le pauvre ménage. Queseront les douleurs pour la femme forte et courageuse qui a sous les yeux les ef-forts quotidiens, les fatigues sans relâche de celui qui n’a qu’un but, son bonheur ;et qu’une récompense, son amour. Cet amour est bien puissant; il la soutiendradans la rude épreuve qui va être pour elle son jour de combat et de victoire; il luifera trouver, au milieu de ses larmes, un sourire d’encouragement pour le cœur quebouleverse le spectacle de ses souffrances.
Avec quelle douceur cet homme si rude au travail lui prodiguera ses soins !quelle garde-malade s'acquitterait aussi bien de sa lâche, el qu’il fait beau, ensuite.