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Province. Tome premier.
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LA FEMME DE PROVINCE.

Kn acceptant pour femmes celles-l'a seulement quisatisfont au programme arrêté dans la Physiologie dumariage, programme admis par les esprits les plusjudicieux de ce temps, il existe à Paris plusieurs es-pèces de femmes, toutes dissemblables : il y a la du-chesse et la femme du financier, l’ambassadrice et lafemme du consul, la femme du ministre qui est mi-nistre et la femme de celui qui ne l’est plus ; il y a lafemme comme il faut de la rive droite et celle de larive gauche de la Seine. Foi de physiologiste, auxTuileries , un observateur doit parfaitement reconnaître les nuances qui distinguentces jolis oiseaux de la grande volière. Ce n’est pas ici le lieu de vous amuser par ladescription de ces charmantes distinctions avec lesquelles un auteur habile feraitun livre, quelque subtile iconographie de plumes au vent et de regards perdus, dejoie indiscrète et de promesses qui ne disent rien, de chapeaux plus ou moins ouverts et de petits pieds qui ne paraissent pas remuer, de dentelles anciennes sur dejeunes ligures, de velours epti ne sont jamais miroités sur des corsages qui se mi-roitent, de grands châles et de mains eflilécs, de bijouteries précieuses destinées â

cacher ou a faire voir d’autres œuvres d art

Mais en province il n’y a qu’une femme, et cette pauvre femme est la femme deprovince; je vous le jure, il n’y en a pas deux. Cette observation indique une desgrandes plaies de notre société moderne. La jolie femme qui, vers avril ou mai,quitte son hôtel de Paris et s’abat sur son château pour habiter sa terre pendant sept

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