ii.
LES FORÇATS.
Pourquoi m'appelez-vous homme? Ce n est pointen homme que je suis traité, je ne suis qu'un chien.('hants populaires de VÉcosse.
e forçât, a propos des Français peints par eux-mêmes! Et pourquoi non? Chaque classe de la so-ciété paie son tribut au bagne, et au bagne s’agiteune nation'a part, une grande famille, dont la parentéest le crime, le lien commun, le déshonneur; etdont le type, emprunté à tous, ne donne plus qu’unephysionomie, la physionomie du forçat.
Le forçat! Dans ces deux syllabes d’un sens siétendu et d’une signification si terrible se person-uiflent toutes les passions désordonnées qui écument et bouillonnent à la sur-face de notre société : le vol qui, lorsque tout est ténèbres et silence autour de'ui, bat monnaie au fond d’une cave; le vol bien élevé et qui a peur, dont l’in-strument est une plume de faussaire ou une chaise de poste lancée vers la fron-tière par la banqueroute; le vol qui ne recule devant aucune nécessité ni au-cun péril, qui force votre porte la nuit, et, si vous criez, vous poignarde ; quivous guette dans l’ombre au coin d’une rue déserte ou d’un bois, et, si vousrésistez, vous égorge; le viol, qui tue l’honneur de sa victime; l’incendie, quitue sa fortune; l’assassinat, qui tue son corps. Aussi l’arrêt qui rive au pied d’unhomme la chaîne du forçat imprime-t-il au front de cet homme une tache indélébile,
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