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I.KS l'OÜÇ A T S.
nom sous lequel, dans leur langage métaphorique, les forçats désignent la guillotine.Voici la traduction du premier couplet de cet hymne funèbre, composé bizarre depatois méridional et d’argol :
Jean Pierre oh!
Fais ta
toi - -
let-te; v’iàv’lale bar-bier, oh, oh, oh, oh,
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v’Ià la char - - ret - te.
Jean Pierre oh !
A la troisième et dernière reprise, le chœur entonne les deux vers suivants, dontl’horrible sens n’échappera a personne.
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Ah,
ah.
ah,
ah,
faucher Co - las.
Si vous traversez l’Arsenal, par un beau temps, a l’heure où les travaux sont sus-pendus ; si vous êtes étranger surtout, ce que reconnaîtra bien vite l’œil exercé duforçat, physionomiste par excellence, vous ne ferez pas deux cents pas sans qu’un con-damné vous aborde, son bonnet dans une main, et dans l’autre un boîte remplie dedivers petits ouvrages en cheveux, en coco, en paille, ingénieux produit de son indus-trie. 11 sera si humble, si poli, si pressant; il vous paraîtra si malheureux, et peut-être si brave homme, que vous ne pourrez, à sa vue, vous défendre d’un double sen-timent de compassion d’abord, de curiosité, ensuite. Vous lui donnerez quelquespièces de menue monnaie en échange d’une bague, d’un porte-cigare ou d’une taba-tière ; puis, vous vous informerez avec intérêt du motif de sa condamnation.
Interrogé, il vous dira :
Qu’il est innocent;
1 Bagne de Rocliefort. par M .Maurice Allioy, ouvrage chaudement écrit et plein de faits curieux, auquelnous avons emprunté quelques détails.