UiS l’ORÇATS. 7!»
Les forçais malades sont Irai lés dans un hôpital spécial attenant au bagne, et des-servi par des médecins du corps de la marine, des sœurs de charité et des forçaisinfirmiers.
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Une double grille ferme l’entrée de chaque salle. Entre ces grilles veillent nuitet jour deux gardes-chiourmes armés, chargés de maintenir l’ordre parmi lescondamnés et de s’opposer à leur sortie. L’administration n’ignore pas que cesont des moyens d’évasion, et non un peu d’air, un peu de soleil et d’espace•lue la plupart d’entre eux iraient chercher dans les cours. L’usage du tabac il fu-mer est, interdit aux malades sous des peines très-sévcres; consigne cruelle, maisd’une sage politique, en ce qu’elle tient éloignés de l’hôpital ceux que n’y appellenlPoint de véritables souffrances. Quelques condamnés cependant recourent, pour sedonner la fièvre, a des moyens physiques d’un effet sûr et parfois très-périlleuxLeur entrée a l’hôpital doit, d’après leurs calculs, faciliter leur sortie du bagne. Ceux-*à y séjournent peu; un matin leur lit se trouve vide. L’évasion projetée a réussi<>u le cachot en a puni la tentative. Les forçats meurent littéralement la chaîneau pied. Nous avons vu le couteau et la scie de l’opérateur détacher des mem-bres auxquels elle tenait encore pendant l’amputation. Leur attitude vis-a-vis lesmédecins qui les soignenl est, en général, humble, soumise, reconnaissante; leur