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Province. Tome premier.
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LUS R)ltÇATS.

ne peuvent sortir, et ce n’est plus qu’a travers les barreaux de leur prison qu’ilsvoient le soleil, le soleil si aimé du malade et du prisonnier!

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Les hôpitaux de la marine et du bagne, les bureaux de l’administration et lejardin botanique emploient environ deux cents forçats. La position de ceux-là est re-lativement .très-douce, pleine de profits et presque libre. Ils ne traînent plus aprèseux cette lourde chaîne dont le bruit résonne sans cesse aux oreilles du condamnécomme une accusation. La plupart sont mis en chaîne brisée : cette chaîne n’a quetrois maillons et s’attache au-dessus du genou. Quelques-uns n’ont à la chevillequ’un anneau d’acier trempé, appelé manille, ou un anneau de fer appelé chaus-sette. Ces derniers sont désignés au bagne sous le nom de forçais chaussettes.Les uns, le plus grand nombre, servent comme infirmiers, cuisiniers, valets d’am-phithéâtre dans les hôpitaux; les autres sont chargés de la culture du jardin desplantes et des différents travaux qui s’exécutent dans le cabinet d’histoire naturelle.Sept ou huit sont admis en qualité d’écrivains dans les bureaux du commissariat duhagne. Ces divers postes, très-recherchés comme on le pense, sont, sauf quelques raresexceptions, exclusivement accordés à ceux des condamnés qui n’ont plus que deux: tns, qu’un an, que quelques mois de leur peine à faire, et qui par cela môme, inté-ressés à ne pas s’évader, ont d'un autre côté, par leur soumission et la régularité de

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e. i.