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Province. Tome premier.
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ïj , ,, \ ls k Franco, lo gibier est devenu tellement rare, qu’il

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l’homme le plus adroit. Si cependant un individuentreprend de vivre uniquement du produit de sachasse, s’il 11e veut pas avoir recours a une autreindustrie, il sera dans l’alternative, ou de mourirde faim, ou d’employer des moyens qui répugnenta un chasseur honnête. Il ira dévaster des terressur lesquelles il n’a aucun droit. Lorsque, par des- - soins assidus et chèrement payés, on sera parvenu

a peupler une propriété d’animaux sauvages, il dérobera le fruit de tant depeines et de dépenses. Le braconnier, c’est l’homme qui a l’habitude de chassersans permission sur le terrain d’autrui, pour tirer un profit de son gibier. Qu’on11’aille donc pas, comme le font tant de personnes, flétrir du nom de braconnierle chasseur qui, entraîné pas sa passion, se laisse une fois par hasard emporterhors de ses limites. Dans sa conduite rien de bas, rien de cupide; il cède 'a l’at-trait du plaisir. Son action est, si vous le voulez, une atteinte a la propriété; c’estun délit, mais un délit bien léger : il agit sans réflexion, presque sans volonté.Il n’en est pas de même du braconnier : il médite ses ruses; il spécule. Il faut quesa poudre, son plomb et son temps soient utilement employés ; c’est un lucre qu’ilCherche, et non pas un plaisir; c’est un gain qu’il demande, et non pas un délasse-