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Province. Tome premier.
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I. K LUT T lil! K.

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le génie du mal ; mais d’autresmoins timorées l’emploient ense promettant de se racheterpar quelques noëls au pieddes calvaires, r/est à celte ter-rible puissance, vous dira-t-on,(pie Pierre de Moncontour lut-teur des environs de Rennes ,dont le nom est resté pur detoute défaite, a dû tous sestriomphes. Le Breton entreen lice, mais, au préalable,il fait couler l’eau favorabledes fontaines dans ses man-ches, le long de ses bras et sursa poitrine ; il n’y entre pas, sic’est le jour anniversaire dequelquecatastrophe de famille,s’il croit avoir vu VAncou glis-ser sur les (lots, s’il a pourrival un homme accusé de sesigner à rebours, de rendreles terres stériles et les femellesdes bestiaux infécondes.

Les conditions de la lutte sont : de ne prendre son adversaire qu’à la chemise,'•e ne point le frapper du pied, de n’employer ni sortilèges, ni magie. Le croc enJambe, celte manœuvre subreptice et perfide du traître, qu’on nomme 1 apeeg gonrn,e st autorisé. Les gages qui chargent une sorte d’arbre de mai sont ordinairement :1111 mouchoir, un coq, un mouton, voire môme une génisse, que l’on place sous lesVeux du public.

Le tambour annonce par un roulement que la lutte va commencer. Deux hommes,

I un avec un fouet à la lanière sifflante, le chapeau baissé sur les yeux pour ne pas avoirP'tiédes réfractaires, l’autre avec une poêle, font faire liss'. Les sonneurs 2 , qui sont :Un violon, un tambourin, une musette, dite bignioo, un hautbois, s’assèyentsur unees lrade, ainsi que les juges choisis parmi de vieux lutteurs, parmi les notabilités de l’en-‘Iroit, et les puissances temporelles et civiles : le maire, le notaire. Toute une foule s’ac-cr oupit autour de ce spectacle; les toits des granges voisines se garnissent de curieux ;'es arbres portent des grappes d’hommes; les femmes se prélassent sur des écha-fi, uds construits à la hâte. Un lutteur prend le prix dans son chapeau, si c’est un

•‘lace.

Musiciens.