LES lî A NQ U I ST ES. 13!»
•ez-vous mieux ? — Oui, ma bosse s'aplatit à vue d’œil. » Au troisième tour, v’ià mou bossu quis ’ met à crier. « C’est rien, c’est l ieu que j’ lui dis, uu peu de patience. » Je tourne, je tourne,je tourne, et quand j’ai bien tourné, je regarde... n’y avait plus d'bossu ; il avait disparu !ce MxiTitE. Voilà un malade singulièrement guéri!
caillasse. Je u’ sais pas où il est passé. Si c’ n’avait pas été un bossu, j' l'aurais retrouvé ; uuLien fait... n’est jamais perdu.
le MAii KE. Aussi en reconnaissance de ceux dont je te comble journellement, vas-tu me rendreie service d’annoncer à ces messieurs et à ces dames la première et brillante représentation quebous allons donner au spectacle forain des phénomènes vivants.
caillasse. C’est convenu ; et vous allez voir comme je vais déguiser. « Messieurs et dames, ài instant même , et sans aucune préparation, nous allons avoir l'honneur de vous montrer laJeune et belle Adélina, le phénomène le plus intéressant que ce siècle ait produit en France etéans les pays étrangers, depuis les temps les plus reculés. Cette jeune personne, âgée de onzeànset demi, n’a que trois pieds de hauteur, et pèse deux cent quatre-vingt dix livres ; elle esttoutefois bien proportionnée, et d’un physique agréable. Son frère, le jeune et bel Alexandre ,Jouit d’une taille de deux mètres cinquante centimètres, c’est-à-dire de deux pieds au-dessus dubiveau des plus grands tambours-majors. Ne croyez pas que ces deux remarquables produits de'à nature soient empaillés ; non, messieurs, on peut leur adresser la parole : ils parlent plu-s, eurs langues, chantent, jouent du bâton , de la guitare, et possèdent divers autres talents des ociété. Ils ont été présentés à la famille royale, qui les a accueillis avec les honneurs dus à leuruiérite. Le prix des places est à la portée de toutes les bourses : il est de deux sous pour lesPremières., et d’un sou pour les secondes ; etc., elc. »
Les parades perdent a être écrites : elles doivent la meilleure partie de leur gaietébouffonne a des grimaces, a des gestes, à des contorsions indicibles; et puis le sys-tème graphique rend les paroles, mais non l’intonation. Il faudrait des signes ana*°gues aux notes de musique, des signes au moyen desquels on reproduirait tousles sons, un clavecin sur lequel on pourrait jouer une conversation, pour donner unei( lée des inflexions diverses de la voix des banquistes, sourde, perçante, claire, en-|É °uée, lente, rapide, calme, furieuse, au même instant. Dans leur bouche, la langueli'auçaise devient prosodique comme le latin : elle a des brèves et des longues, desdactyles et des spondées alternés. La phrase du maître est sentenlieuse, savammentinstruite, correctement articulée; celle du valet est anligrammaticale, triviale,e l rendue confuse par de nombreuses abréviations. Le maître est nue parodie des''écoutes et desOrgons; Paillasse est un bâtard de la famille des Crispins et des Mas-'■arilles.
hes farces préliminaires des tréteaux sont plus intéressantes que ce qui se passea 1 intérieur des baraques , la broderie est plus riche que l’étoffe, la forme emportele fond. Ce cirque, où la même femme, sous des nomsetdes costumes différents faitbrus les frais de la voltige, est un spectacle assez maussade. A en juger par les ru-ifissemeiits qui sortent de cette ménagerie, il semblerait qu’elle contient toutes lesl'eles de la création; mais ces bruits effrayants sont produits simplement par un ha-U,e joueur de contrebasse, et la collection zoologique se compose en réalité d’un boaeugourdi, d’une tortue dans l’esprit-de-vin, et d’un crocodile dans un baquet. Nous'"Otons mieux les ligures de cire réunies dans ce grand parallélogramme de plan-c'ies. c’est le aulon de Curùus ( tous les propriétaires de ligures de cire s’appellent‘ U| tius, comme tous les écuyers, Krauconi). Dite image de gendarme, parfaitement