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LE RELIGIEUX.
levant surtout contre les abus du clergé, contre l’égoïsme des grands et des prêtres,il a eu le courage de ses opinions la où il y avait vraiment danger à les avouer ! l’ourla première fois, peut-être, Rome s’est vu et s’est laissé accuser publiquement! Ali !c’est qu'en Italie aussi bien qu’en France , l’illusion esldétruileetle même mouvements’opère dans les idées; c’est que partout où le religieux règne encore despotique-ment, il règne par le nombre et par le pouvoir terrestre dont il dispose, bien plusque par la conviction évangélique et les saintes persuasions de la morale chrétienne ,et que noire clergé de France , sans conteste le plus éclairé et le mieux appris dela chrétienté, était appelé à défendre les intérêts de la religion des envahissementsdu pouvoir, et a se maintenir incessamment lui-même contre les attaques de la phi-losophie sceptique, pendant que celui de Rome , se reposant sur la foi des prédic-tions, mésusait sans craintes de sa souveraineté et de son bien-être temporel, etdétournait h son prolit le véritable sens de la parole de Dieu . Mais ce n’est point leclergé qui est infaillible, c’est l’Église, comme le disait M. de Lacordaire ; la religionchrétienne est immuable et éternelle : elle n’a rien a redouter du progrès ni des in-vasions de la philosophie ! c’est elle qui a créé la synthèse et ouvert toutes les voiesà l’intelligence. La science humaine a beau progresser; quelque part qu’elle s’avance,quelques découvertes nouvelles qu’elle croie avoir faites, elle trouve toujours là l’E-glise, l’Eglise qui l’y a prévenue et qui l’attend !
Georges d’Alcy.